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3 bonnes raisons d'aller au PIFFF, le festival du film fantastique de Paris

Publié le

par Lucille Bion

( © Wild Bunch )

Pendant une semaine, le Paris International Film Festival (PIFF) met l'horreur et le fantastique à l'honneur au cinéma Max Linder. Konbini vous donne trois raisons d'y aller.

La sixième édition du Paris International Film Fantastic Festival (PIFF) se déroule au cinéma Max Linder, dans le IXe arrondissement de la capitale, du 6 au 11 décembre. Cette année, David Lynch est notamment à l'honneur, à travers le documentaire David Lynch : The Art Life. Pour ce long-métrage, les cinéastes Jon Nguyen, Rick Barnes et Olivia Neergaard-Holm ont fait parler le réalisateur de 70 ans de sa jeunesse, de ses passions et des rencontres qui ont fait de lui l'homme aux multiples talents que l'on connaît.

Comme d'habitude, des courts-métrages de toutes nationalités seront en compétition. Des invités viendront également animer le festival et le public pourra découvrir des films très attendus, dans une ambiance étrangement exquise.

Pour ceux qui ne se seraient toujours pas décidés à faire un saut au festival après avoir vu ce teaser plutôt cool, Konbini vous donne trois raisons de faire le déplacement.

# 1 Beaucoup d'avant-premières très attendues

Pour la toute première séance, le PIFFF vous donne rendez-vous le 6 décembre, à 20 heures 30, pour voir The Autopsy of Jane Doe, un film d'horreur qui n'est pas encore sorti en France. Le festival, l'un des rares à proposer une semaine entière d'horreur, de science-fiction et de films fantastiques propose donc une avant-première plutôt attendue pour son ouverture.

Du côté des découvertes, The Mermaid a aussi été programmé. À voir en 3D, la comédie romantique fantastique réalisée par Stephen Chow débarque pour la première fois dans l'Hexagone. Ce film chinois raconte l'histoire d'une sirène qui tombe amoureuse de l'homme qu'elle doit tuer :

Dans la catégorie des films en compétition, vous pourrez enfin voir le très attendu Grave de Julia Ducournau (qui sera présente avec l'actrice principale, Garance Marillier). Un film dont la réputation sanglante n'est plus à faire, tant il a retourné les festivals dans lesquels il a été projeté : pendant sa diffusion au Festival de Toronto, plusieurs spectateurs se sont évanouis, choqués par les scènes de cannibalisme.

Enfin, pour sa "Séance Interdite", le festival a programmé 31, le film très trash de Rob Zombie dans lequel cinq forains retenus prisonniers dans un entrepôt doivent faire face, pendant 12 heures, à un groupe de sadiques armés. Un jeu de massacre très glauque :

# 2 Réviser ses classiques

Le PIFFF est aussi l'occasion de réviser ses classiques, avec une poignée de films incontournables qui ont marqué le genre de l'épouvante et du fantastique. Et il faut bien avouer que s'enfoncer dans un siège pour contempler sur grand écran de vieux films en noir et blanc, ça a un certain charme.

Lorsque le réalisateur James Whale avait dévoilé en 1935 sa Fiancée de Frankenstein, quatre ans après le premier volet Frankenstein, il avait permis au cinéma de replacer la figure du monstre incarné par Boris Karloff au centre de toutes les attentions et d'en interroger le potentiel créateur et humain. Un chef-d'œuvre du genre gothique qui a été restauré et qui sera projeté lors de la "Séance Jeunesse", le 13 décembre :

Un demi-siècle plus tard, John Carpenter sortait Prince des ténèbres, un film noir dans lequel un prêtre et des étudiants découvrent un mystérieux secret gardé par une secte religieuse. Définitivement rentré dans les classiques, le film sera présenté pour la "Séance Culte" :

# 3 Une longue nuit qui célèbre les zombies

Le PIFFF a également organisé, le samedi 10 décembre, "La Nuit Zombie", qui soufflera cette année sa deuxième bougie. À partir de minuit, trois films importants dans l'histoire du genre seront  projetés pour prolonger l'ambiance frissonnante.

La Nuit des morts-vivants, remake du film culte de George Romero du même nom, sera l'occasion de se replonger dans le charme horrifique du septième-art des années 1990, en suivant les aventures de Barbara qui, au cours d'une visite au cimetière, se retrouve nez à nez avec des zombies maquillés par un certain Tom Savini, le maître du pinceau dans les films d'horreur. L'héroïne trouve refuge dans le repaire d'un groupe qui cherche, lui aussi, à échapper à ces créatures assoiffées de sang :

Deuxième film de la grande saga de George Romero, Zombie oppose une fois de plus, comme son nom l'indique, des humains aux morts-vivants. Mais ce film gore est aussi – et surtout – une réflexion sur la société de consommation, qui a marqué la culture pop : pour survivre, les quelques rescapés d'un monde dévasté se réfugient dans un centre commercial.

( © Zombie - Laurel group )

Dans Messiah of Evil, les zombies transportent le spectateur entre la réalité et le rêve. On y suit les aventures d'une jeune femme qui rend visite à son père artiste, témoin de plusieurs phénomènes étranges. Tourné dans les années 1970, ce film indémodable possède une atmosphère unique et immanquable sur grand écran :

Toutes les informations sur le festival, qui n'a pas cessé de nous surprendre jusqu'ici, sont à retrouver ici.