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Peter Bogdanovich, réalisateur américain de La Dernière Séance, est mort

Publié le

par Louis Lepron

"C’était un grand et merveilleux artiste."

Le cinéaste américain Peter Bogdanovich, figure du mouvement du Nouvel Hollywood et réalisateur de La Dernière Séance, est mort à l’âge de 82 ans, a annoncé jeudi son agent. Il était né en 1939 à Kingston, dans l’État de New York. Les causes de sa mort n’ont pas été précisées.

Entré dans le monde du cinéma comme critique, Peter Bogdanovich a fait ses débuts comme réalisateur avec La Cible, avant de se consacrer à l’écriture de son ode à l’Amérique des années 1950, La Dernière Séance (1971). Ce film qui se déroule dans une petite ville du Texas vivant des temps difficiles a récolté huit nominations aux Oscars, remportant deux statuettes. Certains observateurs l’ont comparé au chef-d’œuvre d’Orson Welles, Citizen Kane.

"Je suis dévasté. C’était un grand et merveilleux artiste. Je n’oublierai jamais la première de La Dernière Séance", a réagi le réalisateur star Francis Ford Coppola. "Je me souviens de la fin [de la projection], le public s’est levé tout autour de moi pour applaudir pendant au moins quinze minutes… Qu’il repose dans la joie pour l’éternité, en savourant le moment exaltant de nos applaudissements pour toujours," a ajouté le cinéaste dans un communiqué.

Après d’autres succès au début des années 1970, comme On s’fait la valise, docteur ? avec Barbra Streisand et La Barbe à papa, la carrière de Peter Bogdanovich a entamé un déclin, avec une série de flops. Le réalisateur s’était en outre lié avec la mannequin Dorothy Stratten, tuée par son mari peu avant la sortie de Et tout le monde riait, où elle apparaissait à l’écran aux côtés d’Audrey Hepburn.

Après s’être marié avec la demi-sœur de Dorothy Stratten puis s’être ruiné, Peter Bogdanovich avait quitté Los Angeles pour New York, où il était redevenu critique de cinéma. Vers la fin de sa carrière, il avait joué au cinéma et à la télévision, incarnant notamment le psy de la psy de Tony Soprano dans la série Les Soprano, ou un DJ dans Kill Bill de Quentin Tarantino.

"C’était un ami cher et un héraut du cinéma", a tweeté le réalisateur mexicain Guillermo del Toro, en saluant quelqu’un qui "a réalisé des chefs-d’œuvre" et était de surcroît "très avenant".

Konbini avec AFP

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