Oska Bright : le festival des cinéastes déficients mentaux

L'Oska Bright Festival est le rendez-vous des cinéastes atteints de déficiences mentales. Ça se passe du 17 au 19 novembre prochain à Brighton mais si c'est loin, tu pourras toujours mater les films !

Le Huitième jour, Forrest Gump, Rain Man. A priori, quand on s'interroge sur la place du handicap mental au cinéma, on pense d'abord à ces films qui ont transformé l'apparente déficience de leur héros en particularisme extraordinaire. Au-delà des histoires racontées, ces films ont contribué à braquer les projecteurs sur ce que l'on nomme vulgairement "les malades mentaux".

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Une formule fourre-tout qui ne tient pas toujours compte de la "singularité de personnalité" des personnes atteintes mais qui en souligne la déviance préjugée. Le cinéma a considéré ce principe de singularité sur les écrans en donnant vie à des personnages comme Forrest ou Raymond mais derrière la caméra, peu de visibilité pour les porteurs de ce handicap.

Un vide que comble le Oska Bright Festival en réunissant des cinéastes atteints de déficience mentale . Ces derniers y viennent présenter leurs oeuvres comme autant de mignardises sur un plateau sans frontières.

Lights !

Tout commence lorsque l'association internationale Carousel s'associe à Junk-TV, une jeune et pimpante boîte de production pour faire en sorte que le cinéma et le handicap s'épousent artistiquement. Une démarche motivée par l'amour du cinéma et la foi en l'idée que l'implication dans les arts est essentielle pour l'épanouissement de l'esprit en général - et chez les déficients mentaux en particulier. Le succès ne fait que renforcer la réalité des faits : depuis la naissance du festival en l'an 2000, les participants viennent de plus en plus nombreux.

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C'est donc du 17 au 19 novembre prochain et sur les terres de Brighton que se tiendra le Oska Bright Festival. Petit teaser ci-dessous.

Idiosyncrasie cinématographique

Si l'évènement réunit des cinéastes issus de tous horizons, les projets présentés ne concernent que rarement la maladie ; leurs auteurs étant cinéastes avant d'être déficients mentaux, le bon sens ne s'en étonnera pas. Ainsi, pendant les trois jours du Festival, ce ne sont pas moins de 57 films qui sont projetés, toutes catégories confondues. SF, comédie, drame, animation ou horreur, le cinéma est ici célébré dans tous ses états.

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Ci-dessous, deux court-métrages des éditions précédentes:

  • Eldar Yusupov "A reason to stay" ( 2012)

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  • The ShisterShadows "My Bloody Valentine" (2005)

Le cinéma pour tous c'est bien mais cette démarche de cinéma par tous engagée par le Oska Bright Festival est un joli modèle à suivre. L'occasion de remettre les compteurs des a priori à zéro et d'aller à la rencontre de nouvelles grilles de lecture cinématographiques.

Par Afifia B, publié le 28/10/2013

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