(© Wild Bunch)

À Toronto, le film High Life avec Robert Pattinson a provoqué nausées et malaises

High Life a retourné le public du festival de Toronto, comme l’avaient fait précédemment Mother! et Grave.

(© Wild Bunch)

Ils sont loin d’être les seuls (poke Lars Von Trier), mais les Français aiment faire sensation, et pas forcément dans le bon sens du terme, lors des festivals de septième art. De Gaspar Noé et son Irréversible au Trouble Every Day de Claire Denis en passant par le plus récent Grave de Julia Ducournau, les films francophones peuvent être bien choquants. Et c’est le cas de High Life.

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Présenté au festival de Toronto, le nouveau film de Claire Denis avec Robert Pattinson et Juliette Binoche a suscité nausées, vomissements, malaises et départ anticipés à foison lors de sa première projection. Comme l’expliquent les Inrocks, les internautes qui racontent leurs expériences y vont franco — spoilant au passage le long-métrage.

Traduction : "High Life de Claire Denis est un déchet spatial. C’est tellement astronomiquement mauvais qu’il faut que vous le voyez, histoire de saisir comment quelque chose d’aussi catastrophique peut devenir quelque chose que vous n’oublierez jamais. Toutes les personnes impliquées devraient virer leurs agents.

Si je vous racontais l’histoire, vous ne me croiriez pas. Une mission vers un trou noir, avec plein de viols, de meurtres et de cruauté animale. Mais ce n’est pas ce qui est scandaleux. Le scandale, c’est d’avoir mis tout ça mais d’aboutir sur un truc aussi ennuyant."

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Traduction : "Je suis partie en milieu de séance pour aller vomir aux toilettes et j’ai vu à peu près 20 personnes quitter la salle — une pleurait, beaucoup tremblait. Donc, voilà High Life."

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Traduction : "High Life : alors, j’ai une plutôt bonne nouvelle pour tous ceux qui attendaient de voir Juliette Binoche transporter une flaque de sperme de Robert Pattinson dans ses mains à travers les couloirs d’un vaisseau vide. (C’est l’un des meilleurs films de l’année)."

Les critiques quant à elles sont assez partagées entre le dégoût et l’admiration pour le travail de la réalisatrice française, que certains comparent au Stalker de Tarkovski. Ce qui est sûr, c’est que vous êtes prévenus et que l’effet risque d’être un poil moindre sur vous désormais.

En tout cas, Wild Bunch semble aimer traumatiser le public de Toronto — c’était déjà le distributeur qui avait diffusé Grave il y a deux ans.

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Par Arthur Cios, publié le 11/09/2018

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