AccueilCinéma

Les salles de cinéma ne rouvriront pas en janvier

Publié le

par Lucille Bion

Douche froide.

Si 200 artistes ont lancé un message d’appel à se faire vacciner pour améliorer la situation critique que traverse actuellement le monde de la culture, le gouvernement a rendu son verdict, lors de la conférence de presse de Jean Castex :

"Toutes les activités, tous les établissements, tous les équipements qui sont aujourd’hui fermés le resteront jusqu’à la fin du mois. Les musées, les cinémas, les théâtres, les salles de spectacle, les équipements sportifs ou de loisirs ne connaîtront, dans les semaines qui viennent, aucun assouplissement."

Lors de sa prise de parole, le Premier ministre a ajouté que la réouverture des lieux culturels se déroulerait selon "une méthode d’ouverture encadrée et progressive". En espérant que le mois de février soit propice à la réouverture des salles, Jean Castex a expliqué qu’il prendrait le temps d’examiner une reprise des activités d’ici le 20 janvier, date à laquelle il reprendra la parole.

D’ici-là, ce vendredi 8 janvier, les professionnels doivent être reçus au ministère de la Culture pour évoquer les difficultés qu'ils rencontrent, entre leur équilibre économique menacé et les salles désertées par les spectateurs.

Un embouteillage imminent

Cette nouvelle douche froide pour les professionnels de la culture commence à inquiéter ces derniers, qui n’excluent pas de devoir composer avec un couvre-feu généralisé à 18 heures, comme l’a évoqué le gouvernement. Dans La Croix, les distributeurs ont partagé leur crainte de voir un embouteillage des sorties de films lorsque les salles de cinéma pourront rouvrir.

Le stock des films en attente est aujourd’hui estimé à plus de 300 et ne cesse de s’agrandir. Cette conséquence pourrait pénaliser certains longs-métrages, comme l’explique Jane Roger de JHR films, également coprésidente du SDI, dans les colonnes du journal : 

"Le risque, lors de la réouverture des salles, est que les exploitants se tournent vers les films les plus rentables au détriment des films les plus fragiles."

Face à cette crise, les distributeurs espèrent obtenir du ministère de la Culture et du CNC un code de bonne conduite afin que tous les films puissent trouver leur place, précise La Croix. On croise les doigts pour que les discussions de ce vendredi avec le gouvernement aboutissent sur des nouvelles plus réjouissantes. 

À voir aussi sur konbini :