(© Warner Bros. / DC Comics)

Les films de super-héros DC Comics classés du pire au meilleur

Alors que Justice League vient de sortir au ciné, on s’est offert un petit classement des films liés aux super-héros de DC Comics.

(© Warner Bros. / DC Comics)

On commençait à sérieusement perdre espoir, et ce n’est pas le prochain Batman, qui court de péripétie en péripétie, qui va nous rassurer. Wonder Woman sortait un peu du lot, il est vrai, mais pas suffisamment pour donner plus de consistance à l’univers cinématographique DC (DCEU).

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Et le récent Justice League ne fait pas exception. Si on peut lui trouver quelques qualités, il ne fait clairement pas le poids face au reste du catalogue, tant DC nous a offert des pépites (les Nolan). Mais bon, il y a aussi de sacrées bouses (les Batman de Schumacher, pour ne citer que ceux-là).

Du coup, on y a jeté un œil et on a essayé de faire un petit classement du moins bon au meilleur, pour mieux situer les choses. À noter que nous n’avons inclus que ceux dont les personnages existent dans les comics DC, et non dans ses filiales, telle Vertigo (ce qui élimine des films comme V pour Vendetta, A History of Violence, Constantine, etc.). Du Batman de 1966 à ce Justice League, plus de cinquante ans plus tard, voici notre verdict.

#24. Steel (1997)

Quoi ? Vous ne connaissez pas Steel ? Mais si, ce nanar avec l’immense Shaquille O’Neal, à l’époque où Hollywood voulait faire des basketteurs de grands acteurs (poke Space Jam), et que ça ne marchait pas toujours – dans le cas de Steel, vraiment, vraiment pas. Heureusement, la Warner a sacrifié ce personnage de seconde zone pas très connu, sorte d’Iron Man cheap à souhait et mal foutu.

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Pour ne rien vous cacher, nous n’avions jamais vu celui-là et, intégrité journalistique oblige, nous l’avons regardé rien que pour cet article. Pour ne vraiment rien vous cacher, nous n’avons pas réussi à le finir… Conseil : ne vous essayez pas à l’exercice, ça n’en vaut pas la peine.

La scène "culte" : ha, ha, ha, ha, ha, ha. Aucune. Mais on vous offre le trailer, histoire que vous vous fassiez une idée. C’est comme ça, c’est cadeau, ça nous fait plaisir.

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#23. Jonah Hex (2010)

Sur le papier, l’annonce avait vraiment de quoi séduire : Josh Brolin en Jonah Hex, accompagné de Megan Fox, Michael Fassbender ou encore John Malkovich, dans un western d’aventure signé DC Comics. Franchement, ça va non ?

Nein. Erreur. Une bien belle erreur. Josh Brolin est véritablement fade et insipide en soldat de la guerre de Sécession au visage déformé et ayant le pouvoir de parler aux morts. Enfin, ce n’est pas tant le casting qui pêche que le scénario, la direction prise et la réalisation. Un mauvais nanar dont on aurait pu clairement se passer – en espérant que Josh Brolin se réconcilie avec les fans de comics grâce à la suite de Deadpool, dans laquelle il campera Cable.

La scène "culte" : ouais, pareil que pour Steel. Enfin si, on aurait bien mis la scène de l’apparition de ses pouvoirs, à base de corbeau dans la bouche, mais elle n’est pas disponible sur YouTube. Vous en aurez un aperçu dans ce trailer. Alors, convaincus ?

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#22. Catwoman (2004)

Autant, pour Jonah Hex et Steel, on se marre un peu (jaune), même si c’est raté, parce que ce sont des films dont l’on se fout éperdument, mais Catwoman ne nous fait pas vraiment rire. Catwoman énerve, agace. Il fait grincer des dents tout du long. Parce que c’est un perso plus que connu, vénéré des fans, et déjà génialement interprété à l’écran par Michelle Pfeiffer. Et que consacrer un film à la super-vilaine était en soi une excellente idée.

Malheureusement, le bébé fut conçu au début des années 2000, une période un peu sombre du cinéma de super-héros où proliféraient les mauvais Daredevil, Punisher, Quatre Fantastiques, Hulk ou l’encore plus mauvais Elektra – exceptions faites des Blade, Hellboy et Spider-Man de Sam Raimi. Au milieu de cette mélasse de mauvais films, Catwoman réussit l’exploit d’être le pire de tous. Et on ne vous parle même pas de l’hypersexualisation de ce personnage, et du ridicule de tout cela. Non vraiment, pas la peine.

La scène "culte" : un peu compliqué. On pensait à la scène du duel de basket, particulièrement marquante par son malaise, son érotisme étouffant et son montage épileptique, mais ce n’est pas le pire en fait. Au final, celle de la transformation est bien l’une des seules que les spectateurs ont dû retenir, tant elle est mal foutue.

#21. Suicide Squad (2016)

La catastrophe de l’année 2016. Tout simplement. L’idée était géniale et le casting alléchant, le résultat fut inefficace et vide de sens. La définition même de la déception. Si DC voulait se rattraper d’un Batman v Superman mi-figue mi-raisin, c’est raté.

La scène "culte" : l’une des seules scènes potables, qui avait un sacré potentiel et que nous attendions vraiment, concerne le passé d’Harley Quinn. Forcément, avec un tel Joker et une sexualisation du perso poussée à son paroxysme, le too much l’emporte, mais rien que pour le court passage avec le costume d’Arlequin, cette scène reste pour nous l’une des meilleures moins mauvaises et nous donne un chouïa d’espoir pour le film centré sur la psy badass.

#20. Superman 4 (1987)

Certains rejetteront la faute sur les effets spéciaux qui ont mal vieilli et l’aspect nanardesque pas assumé. D’autres sur le manque de moyens, dû à des coupes budgétaires effectuées pour réaliser un cinquième volet, qui ne vit finalement jamais le jour.

Le fait est qu’on tient ici le premier échec commercial de la franchise, et surtout le clap de fin pour Christopher Reeve en Clark Kent. Bref, la fin d’une ère, achevée par un film long, décevant et mauvais.

La scène "culte" : le combat entre Nuclear Man – vilain créé de toutes pièces par Lex Luthor – et Superman, à travers le monde. Tellement moche et mal fait que ça en deviendrait drôle, si ce n’était pas profondément triste.

#19. Batman & Robin (1997)

Alors. Par où commencer ? Les couleurs criardes insupportables ? Les dialogues insoutenables ? Des bastons ultra-mal chorégraphiées ? Le scénario bâclé ? Le too much absolu ? L’hypersexualisation de tous les persos (pour une fois que ce n’est pas que les femmes…) ? LES TÉTONS DE BATMAN ? Arf…

Pourtant, nous avions de quoi être charmés : George Clooney qui remplace Val Kilmer, fraîchement débarqué, Uma Thurman en Poison Ivy, et Arnold Schwarzenegger en Mr. Freeze, le tout avec un Robin, une Batgirl et même un Bane verdâtre. Le résultat est foireux et ne mérite pas nécessairement le statut de guilty pleasure – que nous lui accordons pourtant (oui, on a tous nos défauts)…

La scène "culte" : tout est mauvais, et il n’y a rien à retenir. Mais au moins, les deux premières minutes, générique inclus, ont le don de montrer dès l’introduction ce que l’on va endurer : des gros noms, des plans courts et resserrés sur les parties intimes de nos héros et des gadgets atroces. On était pourtant prévenus…

#18. Superman 3 (1983)

Drôle de tentative cinématographique, tendant par moments vers la comédie. Là où les deux premiers volets étaient de franches réussites et sont devenus de très bons crus, le troisième a pris un sacré coup dans l’aile et a perdu de sa superbe. Dommage.

La scène culte : la meilleure idée de ce film est le dédoublement de personnalité de notre cher Kryptonien à cause des vilains de ce film, et notamment cette scène où Superman se fout une murge avant que son mauvais soi affronte le bon. Sigmund Freud likes this.

#17. Green Lantern (2011)

Ah, le désastre. Pourtant, le héros n’avait jamais été porté à l’écran, et le choix de Ryan Reynolds n’était pas stupide en soi. Ce qui l’était, c’était l’utilisation plus qu’excessive des effets spéciaux, le scénario bancal et le fait de pondre ça au moment où Christopher Nolan nous offrait sa trilogie quasi parfaite. Ouch.

La scène "culte" : l’une des seules scènes qui nous a marqués, en dehors des gros fights avec les méchants vilains, est celle de l’entraînement de Hal Jordan. Il n’y a pas grand-chose à dire, mais c’est le moment où l’on voit un peu mieux le potentiel du pouvoir de la bague et, du coup, le potentiel de ce perso si mal exploité.

#16. Batman Forever (1995)

Succéder à Tim Burton devait être une charge très lourde à porter. Il fallait réussir à rester un peu dans l’esprit un peu sombre des deux premiers Batman, tout en s’en différenciant pour afficher un renouveau. Joel Schumacher a choisi d’ajouter un aspect cartoonesque et comique, avec un casting XXL (Val Kilmer, Nicole Kidman, Tommy Lee Jones et Jim Carrey). Sauf que ça ne marche pas. Le film est moins mauvais que celui qui suivra, mais pas réussi pour autant.

La scène "culte" : les combats sont certes moins grotesques que dans Batman & Robin, mais aucun passage ne sort vraiment du lot, vu qu’à chaque fois un élément de langage ou une scène suscite l’énervement. Alors, comme pour celui qui va suivre, voici la scène d’intro. On y voit les fesses de Val Kilmer, avec ces mêmes plans serrés insupportables et, en prime, une blague un peu gênante avec Alfred.

#15. Supergirl (1984)

Pas le film DC le plus connu, ni le plus mauvais, mais pas le meilleur non plus. Même s’il s’agissait avant tout de surfer sur le succès des Superman avec Christopher Reeve, ce long-métrage plutôt discret (que nous avons regardé également pour le bien de ce classement) hisse pour la première fois une super-héroïne au rang de protagoniste. Malheureusement, on s’ennuie un peu, le personnage est un peu fade, et on sent l’effet du temps.

La scène culte : Supergirl, fraîchement débarquée sur Terre, se fait emmerder par deux conducteurs de camion prêts à la violer. On y sent la naïveté de cette Kryptonienne, qui ne comprend pas le comportement des hommes envers elle et les envoie valser sans trop se poser de questions, avant de décoller loin de ces bouseux. Parfaite.

#14. Superman Returns (2006)

On vous voit venir à des kilomètres : "Oh mon Dieu, il est nul, pourquoi il est aussi haut dans le classement, bla, bla, bla..." Alors oui, le film est long, on se fait chier, les acteurs ne sont pas fous, la symbolique religieuse est archilourde… Certes. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est à la quatorzième place.

Mais bon, remettons les choses dans leur contexte : nous sommes vingt ans après le dernier Christopher Reeve, Bryan Singer a une lourde tâche sur les épaules et réalise un reboot/remake/sequel, dans lequel il entraîne le spectateur dans un monde où Superman est déjà connu de tous et revient après avoir disparu durant cinq ans (ce qui est couillu, il faut le reconnaître). Le tout en rendant bien hommage aux œuvres originales. Pas mal. Pas suffisant néanmoins pour convaincre la Warner de continuer la franchise avec Brandon Routh, ni les spectateurs, mais quand même.

La scène culte : l'une des séquences les plus marquantes est bien cette fusillade, qui s’achève par une balle tirée en plein dans l’œil gauche de Superman, en vain. Assez impressionnant.

#13. Batman v Superman (2015)

Je t’aime, moi non plus. La première fois qu’on a vu ce film tant attendu, la confrontation ultime entre Batman et Superman nous a plus énervés qu’autre chose. Ce n’était pas de la déception, mais de l’agacement.

Mais voilà, avec le recul, en regardant la version longue, on se rend compte qu’en dehors des défauts intrinsèques du film ("MARTHA !"), finalement, Zack Snyder a quand même fait un sacré taf. On regrettera ce Lex Luthor, tous ces chichis pour huit minutes de baston, mais ce n’est pas le plus désagréable des films DC, loin de là. On en prend quand même plein les mirettes.

La scène culte : la première fois, on n’a pas trop compris. Puis, on a lu des articles, des analyses, et quand on l’a revue, c’était une évidence : la scène où Batman a la vision d’un monde dominé par un Superman devenu vilain est superbe. Elle introduit un potentiel Darkseid et ses paradémons, donne un aperçu de ce que le Kryptonien pourrait donner en "bad guy", et cette séquence est franchement cool (même si côté chorégraphie, bon, c’est pas toujours ça…).

#12. The Batman (1966)

Adapté de la série des années 1960, avec le génial Adam West, le film est un nanar assumé qu’on prend un certain plaisir à regarder. Le kitsch atteint ici son paroxysme, et c’est génial. On adore le Batman d’Adam West, icône pop par excellence, et on ne s’en cache pas !

Il est à regarder avec pas mal de second degré, et donc difficile à comparer au reste des films de ce classement, très premier degré justement.

La scène culte : Batman qui se bat avec un requin en mousse au début du film. Que vous faut-il de plus ?

#11. Justice League (2017)

Il y a un côté accident industriel dans ce Justice League qui aurait pu être vraiment pas mal. Le montage est un peu bancal, faute à des reshoots de dernière minute, les dialogues sont peu consistants, le fil rouge de "l’union fait la force" est un peu lourdingue, l’esthétique des effets spéciaux est toujours douloureuse à regarder, le sound design explose les tympans, sans parler du vilain un poil creux, de certains persos qui sont assez maladroitement introduits, et de Wonder Woman qui est de nouveau sexualisée, ce qui gâche le travail de Patty Jenkins (on avait vraiment besoin de ces plans sur les fesses de Gal Gadot ?). OK.

Néanmoins, le scénario est plutôt bien ficelé, présente une histoire globale qui tient la route et ajoute une couche de mythologie plus qu’appréciable. Et heureusement, Flash est là. Le sidekick marrant sauve un peu le film, même s’il en fait parfois trop. Au-delà de ça, on appréciera l’histoire de Cyborg qui est plutôt bien amené, mais aussi l’importance de Wonder Woman, qui a droit à une scène d’intro impressionnante. Certains clins d’œil aux fans peuvent aussi faire plaisir (la présence des Green Lantern dans un flash-back, par exemple). Et on ne va pas se mentir, il y a quelque chose dans ce perso d’Aquaman qui nous donne pas mal d’espoir pour la suite. Si ce film ne sauve pas le DCEU, comme certains l’espéraient, les suivants le pourront peut-être – à commencer par Aquaman, prévu pour 2018 donc.

La scène culte : honnêtement, toutes les scènes avec Flash nous ont fait plaisir. Pas aussi originales ni bien foutues que celles de Vif-Argent (Quicksilver) dans les X-Men quand le jeune homme utilise ses pouvoirs, mais il n’en demeure pas moins que ce super reste le meilleur élément de ce film. Haut les mains.

#10. Man of Steel (2013)

Bon, là, on rentre dans le vif du sujet. Man of Steel est la pierre angulaire du nouveau DCEU, lance une nouvelle dynamique, réintroduit l’histoire de notre Kryptonien préféré et réussit à peu près sa mission à ce niveau-là. Mais la grandiloquence et l’absurdité de certaines scènes gâchent littéralement le tout, sans parler du jeu de Henry Cavill. Toujours plus…

La scène culte : Superman laisse son père adoptif mourir parce que ce dernier lui a toujours dit de cacher ses pouvoirs. Sérieusement ?

#9. Wonder Woman (2017)

Après Suicide Squad, n’importe quel film pourrait être considéré comme bon. Mais si Wonder Woman était sorti juste après Man of Steel ou Batman v Superman, ça n’aurait fait aucune différence. Le film de Patty Jenkins est tout simplement le meilleur du nouvel arc narratif du DCEU dans tous les cas, même s'il n’est pas parfait, loin de là.

Il a ses défauts, notamment une fin à gerber qui détruit tout le message (pourtant génial) du film, des effets spéciaux franchement moches et des combats pas agréables à regarder. Mais voilà, comparé au reste, l’humour fonctionne, les personnages ne sont pas too much et les acteurs sont plutôt justes (ce qui devient rare), la trame est pas trop mal construite.

C’est frustrant, parce qu’il y avait un sacré potentiel, et pas nécessairement rassurant pour la suite du DCEU, mais ça donne tout de même un petit souffle d’air après quelques bouses (oui, on parle de toi, Suicide Squad).

La scène culte : la vidéo n’est pas encore disponible, mais tout le passage sur le champ de bataille sera probablement celui qui marquera les esprits. Bon, on vous met un trailer, ça ne fait pas de mal.

#8. Superman II (1980/2006)

Une suite plutôt agréable, après un premier volet devenu culte, qui ne se risque pas à vouloir en faire trop et avec un général Zod glaçant. On préférera la version remontée par Richard Donner en 2006, qui ajoute des scènes diluant l’humour exigé par le studio pour revenir à une version plus en cohérence avec le premier.

La scène culte : certains diront que la scène où Zod rentre dans le Bureau ovale et demande au président de se mettre à genoux devant lui est la plus culte, mais on préférera la fin alternative où l’on voit Superman revenir pour botter le cul du camionneur qui lui a cherché des noises durant le film. Une forme de colère rare pour ce personnage qui fait du bien, étrangement.

#7. Batman Begins (2005)

Mettre le premier Batman de Nolan aussi bas dans le classement, et en dessous du Dark Knight Rises, n’est pas facile à assumer. Même si en réalité, septième sur 23, ça va. Mais bon, on a dû faire un choix et le fait est qu’on était, à la rédac, plus ou moins tous d’accord pour se dire que quand même, Begins est un peu long. Les scènes d’action n’ont pas encore la dimension de celles des films suivants, et l’esthétique n’est pas encore bien définie. Pas mauvais du tout, mais pas le meilleur pour autant. Sujet à débat.

La scène culte : Batman chope l’Épouvantail après avoir dégommé toute son équipe, et le fait halluciner. On savait qu’on était plus chez Schumacher mais dans Dark Knight, l’opus le plus sombre de l’histoire de la franchise sur papier glacé. Cette scène en est la preuve par excellence. Elle donnera des cauchemars à des milliers de bambins à travers le globe.

#6. The Dark Knight Rises (2012)

Le moins aimé de la trilogie Nolan et pourtant… Alors oui, le scénario est étrange, on ne comprend pas ce que dit Bane, et Marion Cotillard meurt dans une scène mémorable. Mais si un mauvais procès fut fait à ce film, c’est surtout parce qu’il s’agit de la suite du Dark Knight et qu’il est, forcément, moins bon.

Mine de rien, on a quand même une Catwoman réussie, le meilleur des Bane, des scènes d’action impeccablement réalisées, les prémices d’un bon Robin et une bonne conclusion. Arrêtons deux minutes…

La scène culte : on pensait d’abord au début dans l’avion de Bane, mais c’est quand même celle de l’explosion du stade qui est la plus impressionnante. De loin, de très loin.

#5. The Watchmen (2009)

Un des comics les plus importants de ces trente dernières années, littéralement. Retranscrire une œuvre si avant-gardiste ne fut pas une chose facile à mettre en place. Avant que Zack Snyder ne s’y frotte, Terry Gilliam, Darren Aronofsky ou même Paul Greengrass avait essayé de s’y coller – impossible.

Zack Snyder prend le pari de rester plus ou moins fidèle à l’histoire de tous ces persos, ce qui implique de raconter beaucoup, beauuuuucoup de choses. En deux heures quarante, donc. Parfois gratuitement gore, franchement déprimant et tirant sur la longueur, The Watchmen reste un ovni au milieu de cette liste et mérite largement sa place ici par son audace.

La scène culte : la scène d’introduction, où Zack Snyder s’amuse à filmer avec brio la mort du Comédien, en jouant sur le contraste entre la musique de Frank Sinatra et la violence du combat, alternant gros plans, ralenti et effets plutôt impressionnants. Le ton est donné.

#4. Batman (1989)

Quand Tim Burton prend les commandes du projet sur l’homme chauve-souris, le réalisateur décide de transformer le kitsch habituel en quelque chose de bien plus sombre, même si l’aspect cartoon et coloré façon pop art reste de mise.

Une idée qu’il développera encore mieux par la suite mais qui a le mérite d’offrir un renouveau au cinéma de super-héros. En plus, Jack Nicholson délivre l’une de ses meilleures performances dans le rôle d’un Joker terrifiant. Et la BO est signée Prince.

La scène culte : quand le Joker ravage un musée en dansant sur Prince, justement. Mémorable.

#3. Superman (1978)

Les mauvaises langues diront que ce film ne mérite pas d’être aussi haut dans le classement, les autres reconnaîtront l’importance de ce premier Superman dans la grande Histoire (avec un H majuscule) du cinéma de super-héros, du cinéma d’action et du cinéma de manière générale.

C’est grâce à lui que ce classement et tous ces films existent, tout simplement. Christopher Reeve y est impressionnant et les effets spéciaux sont pour l’époque assez spectaculaires. Un chef-d’œuvre à part entière.

La scène culte : la scène de l’hélicoptère. Entre le moment où Superman doit se changer et passe par une porte coulissante et le célèbre "You’ve got me, but who’s got you ?" lâché par une Lois Lane en panique, tout est culte dans cet extrait. Tout.

#2. Batman, le défi (1992)

Après un premier Batman, Tim Burton rempile avec un film plus sombre, plus sérieux et plus impressionnant. On quitte le monde tout en couleur du Joker pour le noir du Pingouin et de Catwoman, deux psychopathes magistralement interprétés par Danny DeVito et Michelle Pfeiffer. On retrouve bien l’univers de ce cher Tim Burton, pour notre plus grand plaisir.

Pas besoin d’en dire plus, on est bien face à l’un des meilleurs films de super-héros de tous les temps.

La scène culte : le baiser de Catwoman, après que le Pingouin commence à foutre la merde. Une scène iconique, vraiment.

#1. The Dark Knight (2008)

Le meilleur film de la trilogie de Nolan, le meilleur film concernant Batman, le meilleur des films DC Comics pour ne pas dire le meilleur film de super-héros. En très grande partie grâce à la performance parfaite de Heath Ledger, mais aussi à un scénario béton, un casting incroyable et des scènes d’action bluffantes. Pas de chichi, jamais le truc de trop, somme toute plutôt réaliste. Bref, la définition d’un genre, et qui devrait plus souvent servir d’exemple.

On pourrait divaguer des heures durant sur la qualité, mais vous avez probablement la même opinion sur le sujet.

La scène culte : il est extrêmement difficile de ne choisir qu’une scène. Mais le coup du tour de magie, avec la tirade impressionnante d’un Heath Ledger parfait en tout point, nous file des frissons à chaque fois.

Publié initialement le 11 juin 2017, mis à jour le 17 novembre 2017.

Par Arthur Cios, publié le 17/11/2017

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