Une carte montre comment les réalisateurs de l’âge d’or d’Hollywood tournaient tous leurs films en Californie

Avant que le cinéma ne se délocalise un peu partout, les premiers réalisateurs avaient un système bien rodé pour tourner tous leurs films en Californie, comme nous le montre une carte de 1927.

Non, Errol Flynn n’a jamais foutu les pieds dans la forêt de Sherwood. (© Warner Bros.)

Hollywood est devenu le centre de l’industrie cinématographique dans les années 1910. Auparavant, les films étaient tournés en studios sur la côte est américaine. La Californie s’est notamment imposée pour des raisons climatiques (du soleil toute l’année, et donc beaucoup de lumière), mais aussi pour l’énorme potentiel offert par ses paysages variés : forêts, mer et déserts à perte de vue…

Publicité

À cette époque, la production des films était bien différente de celle que l’on connaît aujourd’hui. En effet, la délocalisation des tournages étant à peine développée et les fonds verts n’existant pas encore, les producteurs de films dont l’intrigue se passe dans des lieux exotiques devaient trouver des astuces à moindre coût pour rester le plus près possible de Los Angeles.

Selon cette carte, la Californie ressemble à tout plein d’endroits dans le monde.

Ainsi, sur cette carte de la Californie datant de 1927 – établie par les studios Paramount et publiée dans le livre The Motion Picture Industry as a Basis for Bond Financing, un ouvrage conçu pour encourager des investisseurs à se lancer dans le cinéma – on peut lire des inscriptions qui désignent les lieux où les tournages, selon leurs besoins, pouvaient se dérouler.

Publicité

Le site Big Think a relayé cette carte, en indiquant le nom des villes où se déroulaient les tournages délocalisés de l’époque. Par exemple, la région montagneuse du nord de la Californie, près du lac Tahoe, était très appréciée car elle donnait l’illusion d’être dans les Alpes françaises, en Suisse ou en Sibérie. Le fleuve Sacramento pouvait quant à lui duper les spectateurs en leur rappelant l’Alaska ou la Nouvelle-Angleterre.

Pour évoquer l’Afrique, les réalisateurs se rendaient à San Francisco (dont les environs ressemblaient aussi à la Nouvelle-Angleterre). Le temps d’un tournage, Santa Barbara se transformait en ville espagnole, tandis que les environs de la Venice californienne avaient des faux airs de la Venise italienne. On s’amuse surtout à constater que dans le sud de l’État, nous pouvions trouver des paysages faisant à la fois penser à la forêt de Sherwood, à la mer Rouge, au désert du Sahara ou encore à l’Afrique du Sud…

Par , publié le 02/08/2017

Pour vous :