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Le trailer de 50 nuances plus claires prouve que la saga aurait dû s’arrêter il y a longtemps

Publié le

par Ella Kemp

Ni excitant, ni provoquant, juste plan-plan.

Il y a six ans, le phénomène "littéraire" 50 Shades of Grey s’emparait du monde entier, emportant de nombreuses personnes dans un tourbillon de "soft porn", avant de devenir une franchise ciné, peu de temps avant la Saint-Valentin 2015. Deux ans après, nous voici déjà avec le premier teaser du prochain volet, 50 nuances plus claires, qui est prévu pour la Saint-Valentin 2018. Et nos craintes sont confirmées : il faut vraiment que ça cesse.

Si beaucoup ont critiqué le phénomène en raison de son sous-texte des plus rétrogrades (après tout, les ouvrages d’E. L. James sont à l’origine une fanfiction de Twilight) son succès fulgurant est indéniable. Cependant, ce trailer met en exergue un autre problème de la saga ciné : l’édulcoration du propos des livres. Il manque donc aux films ce qui a plu aux fans dans les livres : la mise en scène de l’excitation et du possible danger de la sexualité.

Le premier teaser nous donne beaucoup d’indices sur ce que vivent les deux amants : des situations sans relief avec un manque d’émotion patent. La robe de mariée et l’anneau d’argent n’y pourront rien changer, c’est terriblement froid et plan-plan. Rien de sauvage là-dedans.

Il va peut-être falloir trouver une autre saga, si vous cherchez un peu de piment.

Dans ce troisième volet, Christian se révèle possessif. Le trailer nous le laisse deviner par des plans d’enlèvement à la Taken. Malgré les couteaux et coups de feu à gogo, rien ne nous remue, tout est aussi faux que les orgasmes insipides d’Ana. Le problème est donc que la saga au cinéma n’a pas gagné de nouveau public, et n’a pas fait grand-chose non plus pour exciter les fans. La sortie de l’eau de Grey façon James Bond est terriblement clichée, loin des images que se faisaient les lecteurs il y a des années.

Quel que soit le public recherché, on a du mal à voir comment ça peut marcher. Les livres, s’ils n’étaient pas des trésors de pensée, avaient au moins le mérite de leur audace et d’inviter à la curiosité. Depuis, à chaque Saint-Valentin, un volet ciné sort, chaque fois plus cul-cul la praline.

On veut bien admettre qu’il y avait des ronchons qui pensaient déjà du mal du film, avant même sa sortie. Mais là, rien qu’avec le trailer, difficile d’avoir envie de ce film. Il s’agit donc d’un film sur le sexe qui n’a rien d’excitant. Un peu paradoxal, non ? On dirait qu’on va devoir se donner du plaisir tout seul.

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