Sans alcool ni drogues, Lars Von Trier craint de ne plus faire de films

On le connaît pour ses films mais beaucoup moins pour ses problèmes d'addiction. Silencieux depuis 2011, année où il avait été exclu du 64e Festival de Cannes à la suite de ses propos sur Adolf Hitler, Lars Von Trier a décidé de passer à confesse dans le magasine danois Politiken.

Maintenant sobre depuis 3 mois, Lars Von Trier en dit plus sur sa relation très envahissante avec l'alcool et les médicaments. Une accoutumance qui fut à l'origine même de sa créativité. En mélangeant vodka et stupéfiants, le réalisateur de Melancholia rentrait dans "un monde parallèle" qui n'a cessé de nourrir son imaginaire. C'est à base d'une bouteille de vodka par jour – rien que ça – qu'il avait l'habitude de carburer.

Il l'avoue franchement, presque tous ses films ont été écrits après consommation de drogue et d'alcool. Raison pour laquelle aujourd'hui le cinéaste danois s'inquiète pour l'avenir de sa carrière. Sans ces substances il craint de faire des "films merdiques". Et d'ajouter:

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Je ne sais pas si je pourrais encore faire des films.

"Aucune expression créative de valeur artistique n'a jamais été produite par des ex-alcooliques et des anciens drogués. Qui voudrait des Rolling Stones sans alcool ou de Jimi Hendrix sans héroïne ?" se questionne-t-il même. Il révèle que l'écriture de Dogville lui a demandé 12 jours sous drogue alors que celle de Nymphomaniac lui a pris 18 mois de sa vie…

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Pour l'instant, l'heure est à la cure et aux réunions des Alcooliques Anonymes où Lars Von Trier se rend très régulièrement. 

Par , publié le 01/12/2014

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