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Laissez-moi danser, le court-métrage des César qui met en lumière la transidentité

À quelques semaines de la cérémonie des César, Konbini veut soutenir le court-métrage de Valérie Leroy qui évoque avec réalisme la transidentité.

Cette année, Clément Cogitore prend beaucoup de place avec ses deux nominations aux César dans la catégorie Meilleur court-métrage, mais la réalisatrice Valérie Leroy est également retenue dans la sélection. Avec son film Laissez-moi danser, elle aborde la transidentité en imaginéant l’histoire d’une femme de ménage sur un ferry, le jour de son anniversaire.

Toute l’équipe du bateau s’est mobilisée pour offrir à Mylène des cours de danse, afin qu’elle puisse vivre de sa passion. Mais très vite, la joie de l’héroïne retombe : un collègue mal intentionné a inscrit sur la carte-cadeau son ancien nom, lorsqu’elle était un homme. Alors que tout le monde aligne les shots et se défoule sur le pont, Mylène va tenter de découvrir qui est le coupable. Rivée sur elle, la caméra épouse successivement la détresse et le traumatisme de ce délicat personnage transgenre joué par Camille Le Gall.

Laissez-moi danser, métaphore d’une certaine idée de la liberté, a été pensé par la cinéaste lors du marathon d’écriture du festival des scénaristes de Valence. Elle en était repartie avec le Grand prix du jury alors présidé par la comédienne Céline Sallette.

D’abord actrice, Valery Leroy est passée de l’autre côté de la caméra avant de rentrer à la Fémis et de suivre l’atelier scénario. Depuis, elle a signé Le Grand Bain, Laissez-moi danser et prépare actuellement deux courts-métrages tournés dont une comédie musicale.

François Truffaut, Sofia Coppola, Céline Sciamma, Yves Robert, Marcello Mastroianni, Katharine Hepburn… sont autant d’inspirations qui ont fait avancer cette réalisatrice émergente qui aura su séduire de nombreux festivals français et internationaux.

Son dernier court-métrage en lice pour les César est en exclusivité sur Konbini jusqu’au 24 février 2019, deux jours après la cérémonie.

Par Lucille Bion, publié le 08/02/2019