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La fréquentation des cinémas en France s'est littéralement effondrée

Publié le

par Lucille Bion

Les chiffres sont alarmants.

Si les nouvelles mesures restrictives annoncées par le gouvernement ce lundi 5 octobre ne concernent pas les cinémas, qui pourront ainsi toujours accueillir le public, les salles restent vides. Selon les derniers chiffres du CNC, la fréquentation atteint 5,5 millions d’entrées sur le mois de septembre, soit moitié moins que l’an passé sur la même période.

Ce constat amer est loin d’être une surprise puisque l’on se souvient que cet été plusieurs cinémas ont été contraints de fermer leurs portes, faute de fréquentation face à une offre pourtant alléchante. Le Grand Rex, par exemple, avait programmé de nombreuses rétrospectives, entre Christopher Nolan, Steven Spielberg ou encore Quentin Tarantino.

Dans un tableau explicatif, le CNC compare le nombre d’entrées entre 2020 et 2019. Si l’on remarque une légère baisse des fréquentations dès les mois de janvier et février, alors que le Covid-19 n’avait pas encore cloîtré la population entre ses quatre murs, le rapport du mois de mars est aberrant, avec moins de 68 % d’entrées cette année.

Un scénario catastrophe

Si depuis la réouverture des salles le 22 juin près de 18 millions d’entrées ont été enregistrées, le bilan est inquiétant, d’autant plus que le scénario catastrophique se répète au fil des mois :

Les cinémas sont globalement pénalisés par les mouvements de chaises musicales des Américains, qui repoussent sans cesse leurs sorties en salles : Dune, James Bond, Wonder Woman, The Batman, Matrix 4… Les studios sont de plus en plus frileux pour sortir de grosses productions tant que la situation sanitaire ne s’améliore pas, et cela présage une future catastrophe pour l’économie et l’industrie.

La chaîne britannique de cinémas Cineworld a annoncé lundi la fermeture temporaire de l’ensemble de ses salles au Royaume-Uni et aux États-Unis, condamnant ainsi 536 cinémas américains, 127 cinémas britanniques et 45 000 salariés.

Comme le disait Richard Patry, le président de la Fédération nationale des cinémas français, au Monde le 20 septembre dernier : "C’est la pire période de l’histoire du cinéma".

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