Vidéo : Julien Leclercq répond aux attaques d'Abdel Raouf Dafri

La semaine dernière, le scénariste Abdel Raouf Dafri se fendait d'une diatribe virulente à l'encontre du système de production audiovisuel français. Il illustrait son argumentaire à l'aide d'une anecdote personnelle et s'en prenait directement au réalisateur de Gibraltar Julien Leclercq, l'accusant d'avoir modifié sans son accord le scénario.

Ce dernier a donné sa version des faits.

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C'est d'un ton calme et plutôt détendu que Julien Leclercq commence sa réponse, se disant pourtant "très choqué des propos" tenus par Abdel Raouf Dafri à son égard. L'air décontenancé, il raconte leur dernière entrevue :

Il m'a invité à déjeuner pour me saluer et m'embrasser car il avait adoré le film. Il a appelé Gilles Lellouche, Tahar Rahim, il a appelé des gens qui ont fabriqué le film avec moi...c'est pour ça que je suis assez surpris.

Le réalisateur revient également sur les allégations du scénariste concernant une modification du script sans son accord, précisant qu'ils avaient travaillé ensemble pendant un an et qu'Abdel Raouf Dafri n'avait jamais levé cinq millions d'euros uniquement sur le scénario comme il l'a pourtant affirmé dans son interview :

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Aujourd'hui dans le cinéma français, on ne met pas uniquement cinq millions d'euros, ce qui n'est pas le véritable chiffre, sur un script. On met de l'argent sur un ensemble de choses qui sont un casting, essentiellement composé de Tahar Rahim et Gilles Lellouche, sur un metteur en scène, sur un budget...c'est un ensemble de plein de choses.

Julien Leclercq va même plus loin en disant qu'il "n'aime pas le mensonge" et que "bien qu'Abdel soit un bon pitcher, ce n'est pas un excellent scénariste dans l'absolu". Il raconte que le script d'Un Prophète - pour lequel Abdel Raouf Dafri a reçu le César du meilleur scénario - a été réécrit pendant un an par Jacques Audiard et Thomas Bidegain.

Par Constance Bloch, publié le 20/01/2014

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