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In the Mood for Love ressort en salles et s'offre un magnifique trailer

Publié le

par Lucille Bion

Le film de Wong Kar-wai n'a rien perdu de sa beauté.

Quel est le point commun entre La Haine, À bout de souffle et In the Mood for Love ? Ces trois films terriblement différents fêtent cette année des anniversaires très particuliers et ressortent en 4K pour une expérience inoubliable au cinéma. Si La Haine vient de souffler sa 25e bougie et le classique de Godard sa 60e, In the Mood for Love reste le plus jeune d’entre eux puisque l’on célèbre ses 20 ans cette année. 

À cette occasion, le chef-d’œuvre de Wong Kar-wai ressortira en salles le 2 décembre pour adoucir les esprits, échauffés par les restrictions de la pandémie de Covid-19.

Une histoire d’amour unique

Le réalisateur hongkongais a imaginé la rencontre de deux couples voisins qui déménagent, hasard du calendrier, le même jour. Mme Chan, une secrétaire, et M. Chow, rédacteur en chef d’un journal local, font alors face à leur solitude puisque leurs conjoints respectifs sont souvent absents. En réalité, ils ne tarderont pas à s’en rendre compte, leurs conjoints sont devenus amants.

Sous la pluie, dans un taxi ou au restaurant, les deux protagonistes vont commencer à se rapprocher, se soutenir et se donner rendez-vous en cachette sur la musique enivrante du Japonais Shigeru Umebayashi, entre lenteur et mouvements de caméras au ralenti.

Tourné à Pékin et Macao pendant 15 mois, le film a été délocalisé en plein milieu du tournage à cause des autorités chinoises qui imposaient à Wong Kar-wai une condition : lire le scénario pour poursuivre la production. Mais Jean-Luc Godard, le réalisateur, n’a pas de script complet au moment de tourner puisqu’il le réajuste sans cesse. Le réalisateur avait d’ailleurs prévu deux fins pour In the Mood for Love, mais a préféré écarter la plus explicite.

In the Mood for Love a été présenté en compétition officielle lors du Festival de Cannes en 2000, où Tony Leung a obtenu le prix d’interprétation masculine. La très élégante Maggie Cheung (son maquillage et sa coiffure prenaient en moyenne cinq heures de préparation par jour !) a été récompensée du prix de la Meilleure actrice au Golden Horse Awards. L’année suivante, le film a reçu le César du Meilleur film étranger. 

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