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Daniel Radcliffe n’est pas fan de son jeu dans la saga Harry Potter

Publié le

par Lucille Bion

"Je suis très gêné par certaines de mes performances."

Du haut de ses 31 ans, Daniel Radcliffe mène une carrière moins effrénée qu’à l’époque de Harry Potter mais semble beaucoup plus à l’aise avec ses choix. S’il a accédé à une renommée internationale en campant le sorcier courageux pendant dix ans sur grand écran, il a avoué à Empire, lors d’une interview à l’occasion du vingtième anniversaire de Harry Potter, qu’il avait honte de sa prestation :

"C’est difficile pour moi de séparer ma relation avec Harry et ma relation aux films en tant que tels. Je suis infiniment reconnaissant pour cette expérience. Cela m’a montré ce que je voulais vraiment faire pour le restant de mes jours.

Trouver tôt dans sa vie ce que l’on aime est vraiment une chance. Je suis très gêné par certaines de mes performances, mais c’est comme si on vous demandait 'qu’est-ce que vous pensez de vos années d’adolescence ?'. Il s’est passé tellement de choses que c’est impossible de décrire un seul sentiment."

Lorsque Daniel Radcliffe a commencé à jeter des sorts aux côtés d’Emma Watson et Rupert Grint, il n’avait que 11 ans et presque aucune expérience de jeu, excepté le téléfilm David Copperfield en 1999, où il rencontre Maggie Smith et Imelda Staunton qui ont prêté leurs traits à Minerva McGonagall et Dolores Ombrage dans la saga. Avant de décrocher son rôle phare, il a également tourné dans Le Tailleur de Panama, sorti en 2001.

Pour son rôle de Harry Potter, le comédien a décroché moult récompenses quelque peu critiquées par la profession : Révélation masculine de l’année pour Harry Potter à l’école des sorciers à la Golden Apple Awards en 2001, Meilleur acteur dans un film fantastique pour Harry Potter et l’Ordre du Phénix au National Movie Awards en 2007 et au Kids' Choice Awards en 2008, Meilleur baiser dans un film fantastique pour Harry Potter et les Reliques de la mort, partie 1, partagé avec Emma Watson au Teen Choice Awards en 2011, sans oublier le Meilleur combat dans un film fantastique pour Harry Potter et les Reliques de la mort, partie 2, partagé avec Ralph Fiennes à la même cérémonie un an plus tard. Des médailles peu glorieuses sinon amusantes dans la vie d’un acteur. 

Un revirement de carrière

Après avoir décidé de lâcher sa cape et son balai, Daniel Radcliffe avait déjà expliqué ne plus jamais vouloir retourner dans cet univers :

"Je sens que ces films ont avancé et qu’ils sont très bien sans nous. Je suis content de faire ce que je fais. J’aime bien ce qu’est devenue ma vie maintenant. Je ne dis pas que je ne reviendrai jamais dans une franchise mais j’aime la flexibilité que j’ai avec ma carrière désormais. Et je sais que je ne serais pas dans la situation dans laquelle je suis si j’avais signé pour une franchise dans laquelle je serais cantonné pour des années. "

Daniel Radcliffe a donc volontairement fui les projecteurs, les blockbusters et les paillettes hollywoodiennes pour des films aux budgets plus modestes, dans lesquels il semble s’amuser davantage. Il a incarné un cadavre aux problèmes gastriques dans Swiss Army Man, un aventurier dans Jungle, un homme à cornes dans Horns, un otage d’un jeu macabre filmé en direct pour un site du Darkweb dans Guns Akimbo, sans oublier ses apparitions dénudées dans la pièce de théâtre Equus. Autant de rôles radicalement différents de ce à quoi il nous avait habitués, en tant que bon élève, dans Harry Potter.

Après avoir pris du recul sur les prémices de son parcours atypique, l’acteur et producteur britannique semble donc avoir trouvé la recette magique pour perdurer sur grand et petit écran, tout en arrachant, film après film, l’étiquette du sorcier qu’il avait du mal à enlever. 

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