C’est officiel : la Weinstein Company dépose le bilan

L’un des nombreux rebondissements de l’affaire Weinstein touche à sa fin. La société du producteur Harvey Weinstein a refusé toutes les offres de rachat et va donc mettre la clé sous la porte.

Vous ne verrez plus ce logo dans de nouveaux films. (© The Weinstein Company)

Depuis l’éclatement de l’affaire Weinstein, le 5 octobre dernier, les témoignages accablants pleuvent à verse. Si ces multiples accusations contre Harvey Weinstein ont fait avancer les mouvements féministes (comme #metoo ou Times’Up), elles ont aussi clairement évincé le producteur roi de son royaume, la Weinstein Company. Sa société de production, cofondée avec son frère Bob en 2005, n’a pas survécu au scandale.

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En effet, annonce Le Monde, la société va se déclarer en faillite après que plusieurs discussions sur sa vente n’ont pas abouti. Un communiqué a été publié dans le Los Angeles Times :

"The Weinstein Company était engagée dans un processus actif de vente afin de préserver les actifs et les emplois. Ces discussions se sont terminées aujourd’hui sans accord signé. Tout en reconnaissant que cette solution est extrêmement dommageable pour nos employés, nos créanciers et toutes les victimes éventuelles, le conseil d’administration n’a pas d’autre choix que d’adopter la seule option viable pour maximiser la valeur restante de la compagnie : un processus de mise en faillite en bonne et due forme."

Les offres de rachats s’élevaient pourtant à 500 millions de dollars (409 millions d'euros), explique Le Figaro. Cette proposition alléchante aurait été avancée par le groupe d’investisseurs d’une ex-responsable de l’administration Obama, Maria Contreras-Sweet.

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En parallèle de ces négociations qui n’ont pas abouti, le procureur général de l’État de New York avait engagé des poursuites contre la Weinstein Company, pour ne pas avoir réussi à protéger certaines employées des démons du producteur. Certains médias américains ont établi un lien entre cet échec de pourparlers et les poursuites judiciaires.

Par Lucille Bion, publié le 28/02/2018

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