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Une des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014 retrouvée vivante

Publié le

par Ariane Nicolas

Capture écran d’une vidéo de CNN datant d’avril 2016, présentant des « preuves de vie » de lycéennes enlevées en 2014 au Nigeria. (CNN)

C'est la première fois qu'on retrouve l'une des 219 lycéennes enlevées à Chibok (Nigeria).

Capture écran d'une vidéo de CNN datant d'avril 2016, présentant des "preuves de vie" de lycéennes enlevées en 2014 au Nigeria. (CNN)

"Our girl is back", ont pu clamer ses parents. Une des 219 lycéennes enlevées par la secte terroriste Boko Haram en 2014 à Chibok, au Nigeria, a été retrouvée vivante, selon un responsable local du mouvement #BringBackOurGirls, né pour réclamer le retour de ces jeunes filles. Amina Ali Nkeki, qui avait 17 ans en 2014, a été découverte mardi 17 mai dans la forêt de Sambisa, dans l'État de Borno, qui passe pour un des derniers bastions de Boko Haram, d'après l'AFP.

"Amina Ali a été ramenée dans son village de Mbalala, près de Chibok, par les vigiles qui l'ont découverte et qui assistent les militaires nigérians dans la lutte contre Boko Haram", selon l'agence de presse. Les responsables associatifs qui ont pu s'entretenir avec elle affirment que la jeune femme a eu un enfant lors de sa captivité.

Une vidéo comme "preuve de vie"

De multiples opérations de l'armée nigériane ont lieu dans la forêt de Sambisa depuis plusieurs semaines. Les autorités pensent que de nombreuses lycéennes s'y trouvent encore et poursuivent leurs recherches.

Pas moins de 276 lycéennes avaient été enlevées par Boko Haram à Chibok, en avril 2014, et 57 d'entre elles avaient réussi à s'échapper dans les heures qui avaient suivi. Une "preuve de vie" des lycéennes toujours captives a été envoyée par Boko Haram il y a quelques semaines : une vidéo sur laquelle figure une quinzaine de ces jeunes femmes recouvertes d'un hijab noir.

En octobre, François Hollande avait affirmé, à tort, que les lycéennes avaient été libérées. "Il y a parfois des bonnes nouvelles, comme celle de la libération des jeunes filles qui avaient été enlevées, et qui ont été enfin libérées", avait-il dit. Cette phrase vaut aujourd'hui pour l'une d'entre elles. C'est encore peu, mais c'est déjà un progrès considérable qui donne l'espoir d'en retrouver d'autres, dans les jours à venir.

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