Dead Hearts, un court-métrage sanglant pour une très belle histoire d'amour

Le court-métrage glauque et sanglant de Stephen Martin, Dead Hearts, met en scène une magnifique histoire d'amour tragique, dans une esthétique gothique. 

Dead Hearts from stephen martin on Vimeo.

Publicité

Depuis des générations, la famille de Milton travaille dans les pompes funèbres. le jeune Milton, qui fume avec provocation face à la caméra entretient un rapport particulier à la mort. Il va trouver l'âme sœur en la personne de Lola, une camarade de classe qui sort du lot. Également passionnée par les choses morbides, la jeune aveugle s'amuse à toucher, d'une manière assez poétique, les visages des morts, pour comprendre leur vie.

Puis, à cause de la mort d'un de ses proches, la dulcinée de Milton doit partir vivre chez son oncle. On retrouve quelques années plus tard, le héros au cœur brisé. Lassé par la vie, il se donne la mort dans sa baignoire, avant de ressusciter. Le zombie retrouve ensuite son aimée ; la boucle est bouclée, les personnages ont juste quelques rides en plus.

Une esthétique soignée

Si vous aimez Tim Burton, vous allez adorer Stephen Martin et son univers gothique bien assumé. Ce court-métrage totalement perché met en scène un univers enfantin, avec un duel féroce qui puise son inspiration dans le célèbre conte de Charles Perrault, Le Petit Chaperon rouge.

Publicité

Ce cinéma d'auteur sensible et moderne, qui se développe uniquement avec une voix-off, propose une réflexion taiseuse sur la passion aveugle et l'amour infini tout en mettant en lumière le caractère éphémère de l'être humain.

Un cinéaste à suivre

Après son premier court-métrage d'horreur, Dead Friends, ces 16 minutes que l'on voit à peine passer suffisent pour affirmer que le Canadien Stephen Martin est un homme à suivre.

Il n'y a qu'à regarder le nombre de festivals (le New York Horror Film Festival, le Night of Horror Film Festival 2014 ou encore le Little Nightmares Canadian Horror Shorts Festival) qui ont récompensé son court-métrage et son regard aiguisé de cinéaste.

Publicité

Et le plus beau, c'est qu'il dédicace ce film à sa femme.

Par Lucille Bion, publié le 03/11/2016

Pour vous :