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Voici les 5 films présélectionnés pour représenter la France aux Oscars 2021

Publié le

par Manon Marcillat

(© Bien ou Bien productions)

Oui, Mignonnes est sélectionné, et non, ça ne va pas plaire à tout le monde.

Prévue à l’origine le 28 février 2021, la 93e cérémonie des Oscars a été reportée au 25 avril 2021 par mesure de précaution. Dans cinq mois, tous les regards seront donc tournés vers cette première cérémonie de l’ère post-Covid (si tout va bien) dans un contexte délicat pour une industrie du cinéma ébranlée par la pandémie.

Alors que la date limite de sortie habituelle pour pouvoir prétendre à une nomination pour la statuette est normalement fixée au 31 décembre, la période d’éligibilité a également été modifiée et étendue au 28 février.

Les différents pays souhaitant prendre part à la compétition commencent peu à peu à annoncer les longs-métrages qu’ils ont choisis pour les représenter. La Belgique a par exemple décidé d’envoyer Filles de joie de Frédéric Fonteyne et Anne Paulicevich et le Japon True Mothers de Naomi Kawase.

La France planche elle aussi sur le candidat idéal pour porter les couleurs de l’Hexagone, et la commission chargée de sélectionner le film français candidat à l’Oscar 2021 du long-métrage international s’est donc réunie ce jeudi 12 novembre.

Cinq films ont ainsi été présélectionnés : ADN, le cinquième long-métrage de Maïwenn initialement sélectionné à Cannes, qui emmenait la réalisatrice et actrice sur les traces de ses origines algériennes, Deux, le long-métrage de Filippo Meneghetti sur l’homosexualité féminine à travers le destin de deux voisines d’âge mûr, Été 85 de François Ozon, le drame adolescent qui réunissait les deux révélations Félix Lefebvre et Benjamin Voisin, et Gagarine, le premier film de Fanny Liatard et Jérémy Trouilh, une plongée onirique dans une cité vouée à disparaître.

Enfin, ironie du sort ou gentille provocation, la commission a également présélectionné Mignonnes de Maïmouna Doucouré, le récit initiatique d’une jeune adolescente sénégalaise qui avait choqué le public américain conservateur et engendré une immense polémique outre-Atlantique.

Pour rappel, la commission se compose cette année des cinéastes Mati Diop et Olivier Nakache, des producteurs Marc du Pontavice et Anne-Dominique Toussaint et des exportatrices Carole Baraton et Juliette Schrameck, accompagnés des trois membres de droit que sont Thierry Frémaux (directeur général délégué du Festival de Cannes), Serge Toubiana (président d’Unifrance) et Véronique Cayla (présidente de l’Académie des César).

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