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Chloë Grace Moretz condamne l’affiche grossophobe de son dernier film

Publié le

par Mélissa Perraudeau

La semaine dernière, l’affiche du dernier film de Chloë Grace Moretz a fait polémique. Elle diffusait un message grossophobe, qui a rapidement été condamné par l’actrice elle-même.

Chloë Grace Moretz dans <em>La Cinquième Vague</em>. (© Sony Pictures Releasing GmbH)

Le film d’animation Red Shoes and the Seven Dwarfs, prévu pour 2018, s’est offert une très mauvaise publicité fin mai. Exposée à Cannes pendant le marché du film du festival, son affiche a été largement décriée. Elle montrait deux versions de Blanche-Neige : une grande et mince, et une petite et plus grosse. La légende interrogeait : “Et si Blanche-Neige n’était plus belle et que les sept nains n’étaient plus aussi petits ?”

Une façon claire de dire qu’être petite et grosse n’est pas être belle, et ainsi d’envoyer ce message négatif aux enfants – comme la mannequin grande taille Tess Holiday l’a souligné sur Twitter.

Traduction : "Comment est-ce que cela a pu être approuvé par toute une équipe marketing ? Comment peut-on dire aux enfants qu’être gros = moche ?"

L’actrice Chloë Grace Moretz, qui prête sa voix au personnage principal, a rapidement exprimé sa désapprobation, expliquant qu’elle n’était pas au courant du plan marketing et qu’elle le condamnait complètement.

Traduction : "J’ai vu les affiches pour Red Shoes, je suis aussi ulcérée et furieuse que tout le monde. Ceci n’a été approuvé ni par moi ni par mon équipe."
"Sachez que j’en ai parlé aux producteurs. J’ai prêté ma voix à un beau script, et j’espère que vous le verrez dans son intégralité."
"L’histoire est puissante pour les jeunes femmes et a résonné en moi. Je suis désolée de cette offense, qui ne dépendait pas de moi."

Des affiches qui seraient à l’extrême opposé du message diffusé par le film

Le pitch du film semble effectivement vouloir diffuser un message de body positivism :

"Une fille normale née dans des circonstances extraordinaires, c’est une princesse qui ne correspond pas au célèbre monde des princesses – ou à la taille de leurs robes. Elle veut rester elle-même, mais l’Île des contes de fées est basée sur les apparences, donc difficile de ne pas vouloir ressembler aux autres. Dans sa quête pour retrouver son père, elle apprendra non seulement à s’accepter, mais à célébrer qui elle est à l’intérieur, comme à l’extérieur."

L’un des producteurs, Sujin Hwang, a déclaré dans un communiqué à Salon que la maison de production souhaitait présenter ses excuses, parce qu’elle se rendait compte que l’affiche "avait l’effet opposé de celui escompté". Il a précisé que Red Shoes and the Seven Dwarfs était une "comédie familiale" diffusant un message de tolérance "destiné à défier les préjugés sociaux liés aux standards de beauté physique dans la société, en soulignant l’importance de la beauté intérieure".

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