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Vidéo : quand le SNL parodie Portrait de la jeune fille en feu, ça donne ça

Publié le

par Manon Marcillat

Mention spéciale au vent, nommé dans la catégorie Meilleure actrice dans un second rôle.

L’an dernier, Portrait de la jeune fille en feu, la fiction historique de Céline Sciamma, a fait un carton à l’étranger et dépassé le seuil du million d’entrées à l’international. Le film a particulièrement séduit aux États-Unis, où il a cumulé 270 000 entrées.

Samedi dernier, c’est Carey Mulligan, la star de l’excellent et plébiscité Promising Young Woman, qui a animé le Saturday Night Live aux côtés de Kid Cudi. Et comme qui aime bien châtie bien, l’actrice a parodié Portrait de la jeune fille en feu dans un sketch piquant, entre un hommage de Kid Cudi à Kurt Cobain et son désopilant "Weird Little Flute" en feat. avec Pete Davidson et Timothée Chalamet.

L’actrice s’est amusée des "Lesbian Period Drama", très en vogue actuellement et récemment illustrés par le film de Céline Sciamma ou Ammonite du Britannique Francis Lee, en pointant du doigt certains clichés éculés du genre et souvent très prévisibles.

Dans ce sketch très juste, on retrouve donc les incontournables "actrices généralement hétérosexuelles qui osent ne pas porter de maquillage" qui se rapprochent malgré les tentatives de sabotage de "l’actrice lesbienne dans le rôle de l’ex froide". Mais leur "flirt triste à mourir" et leurs échanges platoniques aboutiront pourtant à une scène de sexe très explicite que l’on devine filmée par le prisme du male gaze.

Comme attendu, les (fausses) critiques sont unanimement positives et toutes louent ce film de "2 h 30" et ses "douze lignes de dialogue", impressionnées par la performance du vent, "nommé dans la catégorie Meilleure actrice dans un second rôle". Et dans la bande-annonce, le suspense est à son comble : "Ces lesbiennes vont-elles êtres lesbiennes ensemble ?"

Si Carey Mulligan, considérée comme l’actrice ayant la meilleure filmographie, s’est souvent illustrée dans des drames, son talent comique, jusqu’ici insoupçonné, est pourtant bien réel. Par ailleurs, elle n’oublie pas de nuancer son propos en précisant que ces films sont rares et qu’il faut donc que nous en profitions. 

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