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Elizabeth Olsen crève l’écran dans Wind River

Publié le

par Mehdi Omaïs

© Metropolitan FilmExport

À 28 ans, Elizabeth Olsen a tout pour s’affranchir des héros marveliens qu’elle côtoie. Preuve en est avec sa solide prestation dans Wind River.

Avant de tenir le rôle ultra-populaire de Wanda Maximoff dans les blockbusters Avengers : L’Ère d’Ultron et Captain America : Civil War, Elizabeth Olsen a fait ses dents dans le cinéma indépendant américain. Si, si ! C’est en 2011 qu’elle s’est émancipée artistiquement, sortant de l’ombre de ses médiatiques sœurs jumelles Mary-Kate et Ashley. Avec le très réussi Martha Marcy May Marlene de Sean Durkin, prix de la mise en scène au festival de Sundance, la comédienne avait en effet mis la planète cinéma indé à genoux en jouant une jeune fille victime de paranoïa et d’hallucinations après avoir déserté une secte, quelque part dans les montagnes Catskill.

Pas seulement une super-héroïne

Six ans plus tard, c’est encore du côté des hauts-reliefs que l’on retrouve la lauréate 2015 du prix Nouvel Hollywood du festival du cinéma américain de Deauville, et plus précisément dans les paysages virginaux du Wyoming. C’est là, au cœur des montagnes, non loin d’une réserve indienne, que l’on découvre son personnage dans Wind River. Celui d’une recrue du FBI dépêchée pour faire la lumière sur le meurtre d’une jeune femme issue de la communauté amérindienne. Pour la native de Sherman Oaks, Los Angeles, l’occasion de se reconnecter à un cinéma plus exigeant était inratable. Et elle a bien fait de s’en saisir, histoire de rompre avec ses récents choix mainstream qui ne lui permettaient guère d’exploiter son talent.

C’est avec son partenaire des Avengers, Jeremy Renner, ici pisteur, qu’Elizabeth Olsen va faire équipe dans ce premier long-métrage de Taylor Sheridan, le scénariste de Sicario. Elle parvient ici à octroyer une force imparable à une héroïne en apparence aussi fragile qu’une pellicule de porcelaine, mais qui va graduellement dompter un univers froid et hostile. Un monde rempli d’hommes qui éclusent des bouteilles de gnôle pour oublier l’enfer blanc qui les isole. Sous une neige asphyxiante, la comédienne épate par sa justesse et séduit par la foi qu’elle place dans son personnage. Sheridan a eu raison de parier sur son charisme. Et ce n’est pas le seul. En début d’année, elle a fait la joie de Sundance, encore, dans la peau d’une spécialiste des réseaux sociaux dans Ingrid Goes West, de Matt Spicer, dont la date de sortie en France est encore méconnue. Mais que les fans de Wanda Maximoff soient néanmoins rassurés, ses lubies indé ne l’empêcheront pas de squatter en 2018 Avengers: Infinity War.

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