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Vous n’avez aucune excuse de manquer Bande de filles en replay sur Arte

Publié le

par Lucille Bion

( © Pyramide Distribution )

Passé ce mercredi 10 mai sur Arte, Bande de filles est encore disponible en streaming pour cinq jours. Parfait pour le week-end.

Deux équipes de jeunes filles en tenue de football américain s’affrontent sur l’électro addictif de Para One. Il fait nuit, elles se toisent, se regardent avec rage. Au coup de sifflet, on les voit courir au ralenti pour plus d’effet sous les lampadaires géants, jusqu’à ce que victoire s’ensuive. Tout le monde sourit et se tape dans la main en guise de félicitations. On comprend alors qu’il n’y a ni perdantes ni gagnantes, avant qu’un cut au noir n’interrompe brusquement la scène énergique. On retrouve les personnages à la sortie de leur entraînement. Elles se dirigent vers leur cité. Dans le lot, il y a Marieme, une lycéenne de 16 ans en échec scolaire, qui préfère tripler sa seconde que passer son CAP. Devant la réticence de sa conseillère d’orientation à la faire passer en général, elle claque la porte du lycée et se laisse embarquer par un groupe de filles excentriques qui va la transformer en "Vic", comme Victoire.

C’est l’émancipation de cette adolescente que Céline Sciamma avait décidé de raconter en 2014. Après Tomboy et La Naissance des pieuvres, la réalisatrice a emporté sa caméra dans les tours des banlieues parisiennes et s’est entourée de comédiennes débutantes pour faire passer son message : grandir dans une cité peut être, pour une jeune fille, beaucoup plus excitant que les médias ne le montrent. Car, au-delà de sa photographie magnifique, si Bande de filles est devenu une référence pour les films de banlieue, c’est en partie grâce à la fraîcheur et à l’humour du quatuor d’actrices qui constituent le crew de Marieme.

Présenté au Festival de Cannes 2014, à la Quinzaine des réalisateurs, le film avait séduit pour ses résonances très actuelles, sa fureur de vivre et son interrogation passionnante sur le destin de ces filles noires, que l’on ne représente que trop peu au cinéma. Un classique cool à revoir.

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