Buzz Aldrin, le deuxième homme à marcher sur la lune en 1969

L'astronaute Buzz Aldrin encense Gravity

Après avoir assisté à la projection du film d'Alfonso Cuarón, Gravity, l'ancien astronaute Buzz Aldrin a livré son ressenti au Hollywood Reporter. Lui aussi semble conquis.

buzz aldrin

Buzz Aldrin, le deuxième homme à marcher sur la lune en 1969

Le film Gravity d'Alfonso Cuarón est sur toutes les lèvres. Alors qu'hier on apprenait que le long métrage avait battu pas moins de quatre records au box office américain lors de sa sortie, le clou s'enfonce un peu plus grâce à l'astronaute Buzz Aldrin.

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Après la projection,  le deuxième homme à avoir marché sur le Lune (et surtout à avoir effectué des sorties extra-véhiculaires dans l'espace) a livré son ressenti au Hollywood Reporter. Il faut l'avouer, qui peut être mieux placé pour nous parler de l'expérience d'immersion et du réalisme du film que quelqu'un qui l'a vécu?

Ainsi, à 83 ans, Buzz Aldrin avoue avoir été impressionné par le réalisme et les sensation d'apesanteur transmises par Gravity : "J'ai vu des astronautes traverser la station spatiale exactement comme on le voit dans le film". L'ancien astronaute admet tout de même que certaines scènes ne correspondent pas à son expérience, mais nuance le tout en disant que ça "témoigne de l'humanisme qui émane des personnages"

De quoi nous rendre encore plus impatients de voir le film qui semble mettre tout le monde d'accord.

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Sandra Bullock et George Clooney, les héros de "Gravity"

Ci-dessous sa critique complète :

"J’ai été extrêmement frappé par le réalisme avec lequel la sensation d’apesanteur est représentée dans le film. J’ai vu des astronautes traverser la station spatiale exactement comme on le voit dans le film. Le sentiment de vertige est inévitable – peut-être pas aussi fort – mais on a certainement eu de la chance que personne, à ce jour, ne se soit retrouvé dans ce genre de situations. Je crois que cela nous rappelle que l’espace comporte des dangers, surtout lorsqu’on s’aventure hors de la navette spatiale. J’ai été heureux de voir quelqu’un se déplacer autour de la navette, comme le fait George Clooney. Cela montre à quel point, dans l’espace, on est déphasé et on se heurte facilement les uns aux autres, et lorsque le câble s’accroche dans les installations, on se retrouve propulsé en avant, et je trouve que la simulation de ce mouvement-là est remarquable.

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Nous n’étions sans doute pas aussi insouciants que Clooney et Sandra Bullock. On ne racontait pas trop d’histoires drôles lorsque des membres de notre équipe étaient en danger à l’extérieur de la navette, mais je pense que cela témoigne de l’humanité qui émane des personnages. Le film pose un regard très juste sur la beauté de la Terre… même s’il n’y a pas assez de nuages, et que les reliefs, vus de l’espace, sont peut-être un trop précis. Ce qui est sûr, c’est qu’en observant la Terre de si haut, le regard est forcément troublé par des nappes de brume, et pas seulement par quelques nuages ici et là. Dans le film, la précision des paysages de la Terre est extraordinaire, mais il faudrait probablement un télescope de très grande précision pour voir les détails aussi nettement.

À l’heure actuelle, nous risquons de perdre l’avantage de toutes les avancées que nous avons accomplies en matière d’exploration spatiale il y a 40 ou 50 ans. De mon point de vue, ce film tombe à point nommé pour sensibiliser et mobiliser le grand public. Gravity m’a vraiment, profondément marqué."

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Par Constance Bloch, publié le 08/10/2013

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