Pour Alejandro González Iñárritu, l'invitation de Donald Trump au Mexique est "une trahison"

Le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu, qui a signé Birdman et The Revenant, a pris la plume pour communiquer son indignation au sujet de la visite du candidat républicain dans son pays, le 31 août.

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© Focus Features/CC

Après le chaos provoqué par la visite impromptue de Donald Trump au Mexique le 31 août, les Mexicains n’ont pas hésité à utiliser Internet pour faire part de leur indignation et de leur colère. Alejandro González Iñárritu, réalisateur mexicain oscarisé deux fois (pour Birdman et The Revenant) a également choisi de s'exprimer à ce sujet.

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Le 2 septembre, le journal espagnol El País a publié une tribune écrite par le réalisateur, dans laquelle il parle de son indignation face à la surprenante décision du président mexicain, Enrique Peña Nieto, d'inviter le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine à Mexico.

L’article commence par une brève description du moment où le cinéaste a appris la nouvelle de la venue de Donald Trump, alors qu’il se trouvait dans un train pour Los Angeles. Alejandro González Iñárritu se dit profondément inquiet des répercussions que cette mauvaise décision pourrait avoir pour l’avenir du Mexique :

"L’invitation lancée par Enrique Peña Nieto est une trahison. C’est un manque de dignité qui va venir renforcer cette campagne haineuse lancée contre nous [...]."

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Il continue en rappelant des faits sur la crise humanitaire que traverse le Mexique. Le réalisateur conduit un raisonnement bien ficelé, dans lequel il exprime ce que beaucoup de Mexicains pensent de la signification de cette visite pour leur pays :

"Hier, le président Peña Nieto a abandonné le peu de dignité qu’il nous restait."

Pour conclure, Alejandro González Iñárritu explique qu’il lui est impossible de se sentir représenté par un homme qui préfère se détourner de ses concitoyens, plutôt que de les représenter et qui, de surcroît, a la morgue de recevoir une personne qui les dénigre et les rejette. Difficile de ne pas valider ce constat.

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Par Janila Castaneda, publié le 02/09/2016

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