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À Londres, Les Animaux fantastiques ont pris d'assaut le Musée d'histoire naturelle

Publié le

par Joséphine de Rubercy

Le Musée d'histoire naturelle de Londres dévoile les spécimens bien réels à l'origine des créature des films.

Niffleur, Occamy, Demiguise, Billywig… et s’ils n’étaient pas si fantastiques que ça ? Vous les aurez peut-être reconnues, ces bêtes sont celles des livres et films Les Animaux fantastiques de l’iconique J.K. Rowling. Depuis ce mercredi, elles sont mises à l’honneur dans l’exposition "Les Animaux fantastiques, les merveilles de la nature" au Musée d’histoire naturelle de Londres. À travers sa grande collection de spécimens, ayant eux vraiment existé, le musée revient sur les origines des monstres de la célèbre saga.

Par exemple, les "papillons feuilles" et leur capacité à se camoufler sont associés au Démiguise, sorte de singe argenté très agile qui arrive à se rendre invisible. De même, l’iguane marin des Galapagos ou le poisson-globe, ayant la faculté d’étendre ou de rétrécir leur corps, font penser à l’immense Occamy, un serpent bleu ailé que Norbert Dragonneau, héros de la saga, parvient à faire rentrer dans une théière.

Le Niffleur de Norbert Dragonneau, il s’échappe de sa valise peu après son arrivée à New York (Capture d’écran YouTube).

"On a regardé les caractéristiques étonnantes de certains de ces animaux fantastiques et on les a comparées avec notre collection de plus de 80 millions de spécimens", explique Lorraine Cornish, conservatrice en chef du musée. L’opération a permis d’établir des "liens extrêmement significatifs et fascinants" avec plus de 100 spécimens, évoqués dans l’exposition, ajoute-t-elle.

Le Démiguise de Norbert Dragonneau, qui se nomme Dougal, inspiré des "papillons feuilles" (Capture d’écran YouTube).

Pour nous aider à faire les liens entre fiction et réalité, des éléments des univers de Harry Potter et des Animaux fantastiques se sont glissés parmi tous les squelettes et autres animaux empaillés du musée. Baguettes, séquences animées, costumes, décors, grâce à la participation des studios de Warner Bros., les créations de J.K. Rowling prennent vie au milieu des reliques.

L’Occamy, énorme serpent bleu que Norbert Dragonneau fait entrer dans une théière, inspiré de l’iguane marin des Galapagos (Capture d’écran YouTube).

Certains spécimens nous en apprennent aussi un peu plus sur les créatures de l’imaginaire collectif, comme un squelette de gymnètre de 8 mètres de long qui aurait inspiré les mythes des immenses serpents de mer, ou de véritables cornes géantes de narval, qui expliqueraient l’origine des licornes.

Au total, 12 bêtes issues de l’univers des sorciers et 125 objets venus de différents musées et des studios Warner Bros. sont présentés et analysés. Avec cette exposition, les conservateurs souhaitent dépoussiérer l’image du Muséum d’histoire naturelle et attirer un nouveau public, plus jeune, en particulier les fans de la saga.

"Les Animaux fantastiques, les merveilles de la nature" ouvre ses portes ce mercredi et se poursuivra jusqu’en août 2021. Sans révéler plus de détails, les organisateurs ont déjà indiqué que l’exposition tournerait dans plusieurs pays.

Konbini avec AFP

 

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