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À 80 ans, Terry Gilliam veut tester les champis pour la première fois

Publié le

par Lucille Bion

Le réalisateur de Las Vegas Parano est prêt à tenter une nouvelle expérience pour son anniversaire.

Il a beau avoir réalisé L’Armée des 12 singes, Las Vegas Parano ou encore L’Imaginarium du docteur Parnassus, qui confondent la réalité et l’imaginaire, Terry Gilliam nous avait assuré ne jamais avoir pris de drogues lorsque nous l’avions rencontré au Festival de Cannes en 2018, où il présentait L’Homme qui tua Don Quichotte :

"Je ne prends pas de drogues, j’essaye de planer avec des substances naturelles qui flottent dans mon corps. Je n’ai jamais vraiment aimé les drogues. Occasionnellement, on a besoin des drogues pour se remettre de tout ce qu’il se passe. Je n’ai jamais pris d’acide par exemple.

À la fin de 'Las Vegas Parano', j’ai dit que j’allais prendre de l’acide. Je devais en faire l’expérience. Je ne l’ai jamais fait. J’étais un adulte en Californie dans les années 1960, il y avait tellement d’acide dans les parages et j’ai connu des gens qui avaient des trips terribles et d’autres qui avaient adoré. Mais ce qu’ils me décrivaient étaient déjà des choses que je vivais, sans acide. Donc j’ai économisé beaucoup d’argent."

À l’aube de ses 80 ans, le réalisateur semble prêt à passer le cap, comme il l’a annoncé au quotidien italien La RepubblicaDans cette interview publiée le 20 novembre, il déclare qu’il souhaiterait qu’on lui offre… des champignons hallucinogènes en guise de cadeau pour ses 80 ans, qu’il a fêtés le 22 novembre :

"Pour mon stupide anniversaire, je n’ai demandé qu’une chose : des champignons hallucinogènes. Je n’ai jamais essayé. L’idée était d’embarquer toute ma famille dans un avion pour célébrer mon anniversaire dans la maison que nous avons à Umbria."

Les voyages à l’étranger étant en partie condamnés à cause de la pandémie de Covid-19, Terry Gilliam, avec son humour légendaire, semble avoir trouvé le moyen de planer sans passeport et de manière beaucoup plus écologique. S’il ne sera pas déboussolé à cause du jetlag, on lui prédit un sacré mal de crâne. Lui qui rapporte n’avoir consommé "que" de la marijuana à l’université et de la cocaïne qui circulait en soirée s’est fait la promesse de ne plus jamais retenter l’expérience à cause de ses gueules de bois atroces. À ses risques et périls.

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