( © Warner )

5 raisons d’aller voir Crazy Rich Asians, la romcom phénomène

Le film évènement Crazy Rich Asians sort aujourd’hui en salles et on vous explique pourquoi il faut laisser sa chance à cette nouvelle production hollywoodienne 100 % asiatique.

Dans un autre genre, Crazy Rich Asians est aux minorités asiatiques ce qu’est Black Panther aux Noirs : un pas en avant. Le nouveau film de la Warner tourné à Singapour ne séduira certainement pas tout le monde, mais il a le mérite de confronter Hollywood à son whitewashing dérangeant.

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Le pitch ? Rien de plus simple : Rachel Chu, professeure d’économie et parfaite petite New-yorkaise est invitée avec son copain Nick Young au mariage de leurs amis à Singapour. L’occasion pour la jeune Américaine de rencontrer sa belle-famille et découvrir une nouvelle culture. Le problème, c’est que les Young sont une famille richissime et Nick est la target de toutes les célibataires du pays, à cause de son statut de riche héritier.

Rachel s’aventure donc à l’aveugle parmi les langues de vipères pour prouver ses valeurs et sa loyauté envers sa belle-mère et son entourage. On tente de vous convaincre en 5 raisons d’aller voir cette comédie romantique délirante et sans pression.

#1. Parce que c’est un casting 100 % asiatique

(© Warner)

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Si Crazy Rich Asians nous a autant tapé dans l’œil, c’est parce qu’il est le reflet d’une meilleure diversité dans le cinéma. Depuis Le Club de la chance, il y a 25 ans, Hollywood n’a produit aucun film dont les comédiens sont en majorité d’origine asiatique.

Constance Wu, Henry Golding, Michelle Yeoh, Gemma Chan, Lisa Lu ou la rappeuse Awkwafina se sont tous retrouvés en force dans cette comédie romantique pour prouver à Hollywood qu’il existait de bon·ne·s acteur·trice·s asiatiques.

On se souvient d’une polémique créée par un directeur de casting qui expliquait que "les Asiatiques ne sont pas très expressifs". Immédiatement, Internet s’était emballé avec le hashtag #ExpressiveAsians en illustrant le potentiel des comédien·ne·s d’origine asiatique : les coups de pied de Bruce Lee et de Jackie Chan, le redoutable Gordon Liu ou encore la charismatique Lucy Liu.

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Ahn Seo‑hyeon nous a sensibilisés aux questions d’environnement dans le Okja produit par Netflix. Avec Crazy Rich Asians, Hollywood semble vouloir se racheter du fait d’avoir invisibilisé les Asiatiques pendant tant d’années.

Outre le casting, la bande originale ne met elle aussi que des artistes asiatiques. Étant donné le film de drama queen qu’est Crazy Rich Asians, les studios auraient très bien pu incorporer avec abus du Drake et du Rihanna. Ici, on préfère des tubes asiat' dont le bon rap chinois de la reine ultra-stylée Vava qui jongle ici entre trash et tradi, à l’image du film :

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#2. Parce qu’il a explosé le box-office

(© Warner)

Dès sa sortie, le film a cartonné au box-office américain. Sorti le 15 août au Canada et aux États-Unis, le long-métrage de Jon M. Chu a récolté plus de 26 millions de dollars lors du premier week-end d’exploitation. La deuxième semaine, le film est resté à la tête du box-office devant l’écrasant The Meg, après avoir rapporté 25 millions de dollars supplémentaires. Aujourd’hui, le film peut se targuer d’avoir atteint 235 milliards de dollars.

La Warner travaille déjà sur un deuxième volet avec le réalisateur Jon M. Chu. Le livre de Kevin Kwan, Singapour Millionnaire, à partir duquel a été faite l’adaptation, est en première ligne sur les étals des librairies.

#3. Parce que c’est too much

(© Warner)

Si vous êtes adepte des romcoms, celle-ci, survitaminée, devrait vous tenir en haleine, en débranchant votre cerveau et surmonter le temps maussade. Crazy Rich Asians nous appâte avec son côté too much et quand il se termine, notre frustration nous souffle trois mots : on en redemande.

Tous les personnages excentriques et calculateurs se retrouvent liés à une histoire de coucherie, de fric ou de famille. Entre ces multiples croisements, on pourra admirer la vie de personnes riches et médiatisées, complètement déconnectées de la réalité et en même temps si proches des traditions instaurées par leurs ancêtres. Un mariage spectaculaire, un EVJF poisseux, des demeures magnifiques, des looks kitch et bling-bling… tout est pensé pour nous en mettre plein les yeux.

#4. Parce que c’est drôle

Outre les plans pop et solaires, les charmes d’un casting élégant et les lueurs des diamants étincelants, le film tire aussi son épingle du jeu grâce à une bonne dose d’humour. En jouant sur les clichés, le film parvient à créer un univers unique et décapant.

Sur les lieux emblématiques comme Marina Bay Sands et les Gardens by the Bay se déroulent de multiples péripéties qui ne donneraient pas autant le sourire si les acteur·trice·s n’avaient pas aussi bien été écrits et développés.

#5. Pour Oliver T’sien

(© Warner)

Oliver T’sien, c’est le fashion designer gay du film. Il ne suffit que d’une scène, pour nous convaincre qu’il faut absolument un spin-off sur ce personnage. Lorsqu’il relooke l’héroïne et lui fait enfiler de nombreuses tenues, il ajoute des commentaires acerbes et légendaires qu’il faudrait noter dans son carnet de punchlines à mémoriser.

Ce n’est pas un hasard si Oliver T’Sien, une fusion de Cristina Cordula et Loïc Prigent, est le personnage qui aidera la pauvre new-yorkaise à trouver son style et ses marques chez les Young : c’est lui, la pièce maîtresse de cette comédie romantique.

Nico Santos, qui campe le rôle, a confié que pour mieux se fondre dans le personnage, il avait travaillé dans une boutique haut de gamme de San Francisco, où les clients dépensaient sans compter.

(© The Time)

Par Lucille Bion, publié le 07/11/2018

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