5 choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur Fight Club

Le film culte de David Fincher revient en salle en version restaurée 4K, pour de nouvelles projections.

Brad Pitt et Edward Norton dans Fight Club. (© Splendor Films)

Fight Club met en scène un homme – dont on ne connaît pas le nom, mais qui narre le film – dans sa fade vie quotidienne marquée par une profonde solitude. C’est au hasard d’un voyage en avion qu’il va rencontrer Tyler Durden, un excentrique fabricant de savons. Cette rencontre va l’amener à vivre une expérience inédite : intégrer un fight club, un rassemblement clandestin dans lequel des hommes renouent avec leur animosité primitive lors de combats à mains nues.

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Pour fêter sa restauration en 4K et ses 18 ans, le film culte de David Fincher est de nouveau projeté dans certaines salles de cinéma, un peu partout en France. Bien qu’aujourd’hui il semble que tout le monde (ou presque) ait vu ce long-métrage avec Brad Pitt et Edward Norton, certains aspects de l’histoire et autres anecdotes de tournage ne sont (peut-être) pas connus de tous.

À l’heure de sa "majorité", voici cinq petites anecdotes sur ce film qui ne cessera pas de nous fasciner.

1. Peter Jackson, le premier choix 

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Lorsque le projet d’adapter le livre éponyme de Chuck Palahniuk a été lancé, David Fincher n’était pas le premier choix des studios. En premier lieu, c’était Peter Jackson, qui à l’époque n’avait pas encore réalisé la trilogie au succès planétaire du Seigneur des anneaux.

C’est justement parce qu’il préparait le tournage du premier volet de ces films qu’il a refusé. La production aurait également proposé le job à Danny Boyle, qui avait un autre projet à ce moment-là (La Plage), ainsi qu’à Bryan Singer. Finalement l’intérêt et la motivation de Fincher ont convaincu les producteurs, et il a récupéré le projet pour en faire le long-métrage que l’on connaît.

2. Coucou Russell Crowe 

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La star du Gladiator de Ridley Scott était le premier choix pour incarner Tyler Durden… jusqu’à ce que l’un des producteurs du film, Art Linson, ne rencontre Brad Pitt, selon Rebels on the Backlot : Six Maverick Directors and How They Conquered the Hollywood Studio System de Sharon Waxman.

Usant de sa grande influence dans la profession, Linson décide de l’engager. Un rôle nécessaire pour Brad Pitt, qui venait de connaître un échec commercial avec Rencontre avec Joe Black de Martin Brest. Au final, ce fut un pari gagnant : Tyler Durden est l’un des rôles les plus marquants de sa carrière.

3. On t’a reconnu Jared Leto

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Aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, il est presque impossible de ne pas connaître cette anecdote, qui est revenue un peu partout depuis que le chanteur de 30 Second to Mars a incarné le terrible Joker dans Suicide Squad (dont on ne parlera pas ici…).

Cheveux blond platine, musculature dessinée, poings levés : Jared Leto a retenu la première règle du Fight Club – et met une sacrée raclée au héros dans l’une des premières scènes de baston.

4. Vroum, vroum !

Dans un article consacré aux placements de produits dans le long-métrage, Le Monde relaye une anecdote pour le moins croustillante. En effet, il semblerait que sur le tournage les deux acteurs principaux ont découvert qu’ils avaient une haine commune contre la New Beetle.

Selon les deux comparses, cette nouvelle version de la "Coccinelle" de Volkswagen des années 1960 témoigne de "la récupération de la contre-culture des années 1960 par le néo-libéralisme décomplexé des années 1990". Profitant du propos anticonsumériste du film et d’une scène de vandalisme, les deux interprètes auraient demandé à la production d’y glisser un véhicule de ce modèle qu’ils démontent, sans sourciller, à coups de battes de baseball.

Ce qu'ils ont fait : 

5. Starbucks est partout 

Les plus attentifs ont sans doute remarqué les célèbres gobelets de Starbucks, que l’on peut apercevoir à plusieurs moments pendant le film. David Fincher n’a pas choisi la marque au hasard : implantée dans des dizaines de pays, Starbucks est l’une des plus grandes entreprises au monde.

La firme, dirigée par Howard Schultz, cristallise bon nombre de travers de la société de consommation et est en soi un objet de pop culture. C’est pour cela que le réalisateur a glissé dans quasiment toutes les scènes du film un gobelet (voir plusieurs) de la marque. Des clins d’œil acceptés par la chaîne de cafés, qui y voit plus une pub qu’une critique de ses produits.

Cependant, le cinéaste américain avait une idée bien plus poussée : lors de l’explosion finale, le réalisateur de The Social Network voulait réduire en cendres un Starbucks. Une idée que la marque refusa catégoriquement.

Par , publié le 26/07/2017

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