First love de Takashi Miike. (© Haut et Court)

5 bonnes raisons de se rendre au Festival international du film indépendant de Bordeaux

Le FIFIB se tiendra du 15 au 21 octobre et célébrera aussi bien le cinéma indépendant français que l'international.

Pour sa 8e édition, du 15 au 21 octobre, le Festival international du film indépendant de Bordeaux revient avec des invités prestigieux qui défendent corps et âme le cinéma indépendant. Rediffusions, rétrospectives, avant-premières, documentaires, drames (beaucoup !)… le programme du FIFIB a retenu notre attention, et on vous explique pourquoi en 5 points.

#1. Zahia Dehar dans le jury

Zahia Dehar dans Une fille facile. (© Ad Vitam)

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Depuis son passage à la Quinzaine des réalisateurs du Festival de Cannes, grâce au film de Rebecca Zlotowski Une fille facile, l’ancienne call-girl est officiellement devenue actrice. Zahia Dehar a été invitée par le festival bordelais pour intégrer le jury de la compétition française, aux côtés de Jean-Bernard Marlin (Shéhérazade) et la compositrice Fishbach.

Le trio devra récompenser un·e cinéaste parmi celles et ceux qui ont réalisé Poissonsexe, Douze Mille, Sans frapper, Système K, Énorme, Terminal Sud ou encore Merveilles à Montfermeil (le premier film de Jeanne Balibar, avec Mathieu Amalric et Emmanuelle Béart).

Le jury de la compétition internationale est notamment composé de Zal Batmanglij, (le showrunner de The OA), Rachid Djaïdani (Tour de France), Monia Chokri (La Femme de mon frère), Jean-Charles Hue (Mange tes morts) et Sara Forestier (L’Esquive).

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#2. La présence de James Gray

James Gray et Brad Pitt sur le tournage d’Ad Astra. (© Walt Disney Studios Motion Pictures)

Invité d’honneur du festival, le réalisateur américain vient de faire sensation avec Ad Astra, qui met en scène Brad Pitt dans l’espace. Récompensé d’un Lion d’argent à Venise en 1994 pour Little Odessa, il est régulièrement invité au Festival de Cannes, où il a pu présenter quatre de ses films (The Yards, La nuit nous appartient, Two Lovers, The Immigrant). En plus d’être réputé pour avoir énormément collaboré avec Joaquin Phoenix, il a exploré les rues de New York à travers ses premiers films, avant de se rendre dans la jungle avec The Lost City of Z et le cosmos avec son dernier film. À cette occasion, l’ensemble de son œuvre sera diffusé pendant le festival. Ce sera l’occasion de (re)découvrir l’ascension progressive du cinéaste, qu’il évoquera d’ailleurs lui-même lors d’une masterclass qui se tiendra le dimanche 20 octobre de 17 h 30.

#3. Des concerts gratuits

Avan Jogia et Beau Mirchoff dans Now Apocalypse. (© Starz)

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Si le FIFIB est, comme son nom l’indique, un festival dédié au cinéma, certains temps forts sont aussi consacrés à la musique. D’ailleurs, avant chaque concert, vous pourrez visionner deux épisodes de 25 minutes de Now Apocalypse de Gregg Araki, sa première série.

Pour vous faire chanter et danser en fin de soirée ? Andy je t’aime, Oklou & Krampf, Kumisolo, Le Regard qui tue, Piu Piu, Poté, Crystallmess, Jacky.

#4. Une masterclass d’Alejandro Jodorowsky

(© Paul Bled)

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Artiste curieux de tout passé par la poésie et la bande dessinée, le vénérable Alejandro Jodorowsky est notamment connu comme cinéaste pour trois films : El Topo (1970), pionnier de la vague des "midnight movies", La Montagne sacrée (1973), et surtout cette folle tentative d’adapter le classique de la science-fiction Dune (de Frank Herbert) avec des ambitions démesurées – Orson Welles, Mœbius, Pink Floyd et même Salvador Dalí auraient dû être de la partie

En tant qu’invité d’honneur, le réalisateur donnera sa vision du cinéma lors d’une masterclass qui aura lieu le 19 octobre à 17 heures. Tout au long du festival, une rétrospective lui sera consacrée et six de ses films seront projetés, dont son dernier documentaire, Psychomagie, un art pour guérir, où il soigne les victimes de divers blocages grâce à des poèmes qui touchent leur inconscient.

#5. De nombreuses avant-premières

Aller au FIFIB, ce sera aussi l’occasion de découvrir de nombreux films en avant-première. Pour le film d’ouverture, le festival a choisi First Love de Takashi Miike, présenté à Cannes cette année. Pour la clôture du festival, nous pourrons découvrir Un divan à Tunis, avec Golshifteh Farahani en psychanalyste.

Sept films en compétition française, huit films en compétition internationale… La sélection du FIFIB devrait séduire tous les amateurs de cinéma indépendant, qu’ils soient attirés par les grands noms (Mathieu Amalric, Marina Foïs, Jonathan Cohen…) ou qu’ils soient avides de découvertes. Perdez-vous dans le programme du festival, en cliquant juste ici.

Par Lucille Bion, publié le 07/10/2019

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