La cime de l’Arbre aux Hérons – Crédit : Stephan Muntaner

Le nouveau projet des Machines de Nantes fait un carton sur Kickstarter

Le monumental Arbre aux hérons arrivera en 2022. En attendant, la compagnie récolte des sous.

La cime de l’Arbre aux hérons. (© Stephan Muntaner)

"Nous ne nous attendions vraiment pas à un succès aussi rapide", confie Pierre Orefice, directeur des Machines de l’île, à Nantes. En 72 heures, le nouveau projet dont il est cocréateur, l’Arbre aux hérons, a largement dépassé les 100 000 euros initialement demandés sur la plateforme de crowdfunding Kickstarter. Le 9 mars en début d’après-midi, plus de 145 000 euros (sur 100 000 euros demandés) versés par 2 100 contributeurs avaient déjà été engrangés.

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Vous ne voyez pas ce que sont les Machines ? Peut-être connaissez-vous au moins leur mascotte : un éléphant géant en acier, mécanique et articulé, qui crache aléatoirement de l’eau sur les passants et déambule sur l’île de Nantes, flanquée entre les bras de la Madeleine et de Pirmil (c’est ici). Inspiré des univers de Léonard de Vinci et de Jules Verne, ce projet artistique s’est, au fil des années, enrichi de créatures et de manèges, tout en organisant des manifestations en France et à l’étranger.

Le grand éléphant. (© Les Machines de l’île)

Mais la compagnie vise encore plus haut. D’ici 2022, les Nantais devraient voir apparaître un arbre de 35 mètres de hauteur et de 50 mètres de diamètre en bord de Loire. Dans les cimes, deux hérons géants embarqueront des passagers pour des vols circulaires. Les visiteurs pourront agrémenter leur vol d’une balade de branche en branche (il y en aura 22 en tout), lesquelles auront l’allure de terrasses suspendues.

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Voici le croquis initial du projet, sur lequel vous pouvez zoomer :

Ce projet titanesque coûtera au total 35 millions d’euros : les deux tiers seront financés par les collectivités publiques, le tiers restant par des particuliers et des entreprises à travers un fonds de dotation. D’où le crowdfunding.

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Demander 100 000 euros, c’est dérisoire par rapport aux 35 millions, aurait-on envie de rétorquer, mais Pierre Orefice nous éclaire :

"Nous le faisons pour deux raisons : cela nous permet de partager cette aventure avec le public en communiquant sur les avancées, et de nous faire connaître et d’attirer d’autres financeurs privés."

Étant donné ce départ plus que réussi, le cocréateur de l’Arbre aux hérons se dit qu’il n’est pas impossible que la cagnotte dépasse les 500 000 euros, voire le million d’ici la fin du mois d'avril, quand la campagne prendra fin. D’autant plus que les fans états-uniens – nombreux et fidèles aux dires du directeur –, devraient très prochainement entendre parler du projet. Et, en toute logique, mettre la main à la pâte.

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Affiche du projet.

Par Pierre Schneidermann, publié le 09/03/2018

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