Les espaces figés de Ian Davis

L'art de Ian Davis, c'est un peu comme les bonbons au cola. Ça pique mais pour rien au monde on ne voudrait en perdre une miette. Bienvenue dans les espaces d'un monde où le temps s'est arrêté.

Ian Davis peint de drôles d'univers. A chaque fois on y retrouve une foule parfaitement organisée dans un décor symétriquement maîtrisé. On se demande d'ailleurs ce que peuvent bien fabriquer tous ces gens. Les personnages sont là, immobiles. Le temps, suspendu tel un coucou silencieux. S'il faut y voir la métaphore d'une société au paroxysme de sa rigidité, le message passe comme un skeud en pleine face.

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Mais on sourit aussi. Parce que si la rigueur semble avoir contaminé les espaces de Ian Davis, une telle extrémité dans la réalité serait plus qu'absurde. La foule n'a rien ici d'un coeur bien chaud. Elle est insipide, quasi transparente. Une armée de playmobils qui carburent à l'épi de maïs par voie rectale. La raideur en dictature.

Emportés par la foule qui nous traîne
Nous entraîne
Écrasés l'un contre l´autre
Nous ne formons qu´un seul corps
Et le flot sans effort
Nous pousse, enchaînés l´un et l´autre
Et nous laisse tous deux
Épanouis, enivrés et heureux. (La foule - Edith Piaf)

[... OU PAS]

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Ian Davis

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Par Afifia B, publié le 25/04/2013

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