À New York, une exposition explore l'art et la passion de la collection

Le musée d'art contemporain de New York The New Museum consacre une exposition à la frénésie de la collection, en rassemblant images, objets et œuvres d'art pour offrir une réflexion sur le sujet.  

565x565x1-1

Ydessa Hendeles, Partners (The Teddy Bear Project), 2002. (© Robert Keziere/New York)

Une exposition organisée par le The New Museum, à New York, se penche sur une activité à la fois originale et très répandue : la collection. Du 20 juillet au 25 septembre, le musée d'art contemporain de Manhattan analyse à travers des objets, des images et des œuvres d'art la passion qui pousse les collectionneurs à "préserver, archiver et protéger des objets".

Publicité

Intitulée "The Keeper", que l'on pourrait traduire en français par "celui qui garde", l'exposition rassemble des milliers d'objets soigneusement récoltés et stockés par des artistes, des chercheurs ou des personnes comme vous et moi. À travers ces collections impressionnantes, nous voilà invités à visiter le musée imaginaire et personnel du collectionneur pour mieux comprendre l'intérêt que des objets "banals" peuvent avoir pour une certaine personne, et appréhender l'impulsion de préservation et de sauvegarde qui l'anime.

Ydessa Hendeles, Partners (The Teddy Bear Project), 2002. (© Robert Keziere)

Ydessa Hendeles, Partners (The Teddy Bear Project), 2002. (© Robert Keziere/New York)

La pièce maîtresse de l'exposition est Partners (The Teddy Bear Project), une installation conçue par l'artiste et curatrice canadienne Ydessa Hendeles, elle-même collectionneuse, en 2002. En présentant 3 000 photos de personne posant avec leur ours en peluche et des vitrines de peluches vintage, Ydessa Hendeles utilise le nounours comme "une métaphore de la puissance consolatrice des œuvres d'art et de la relation qu'entretiennent les gens avec l'objet de leur affection", explique le descriptif de l'exposition.

Publicité


À la collection d'Ydessa Hendeles s'ajoutent celle de l'écrivain et sociologue français Roger Caillois, composée de pierres rares et les motifs en ficelles de l'artiste américain Harry Smith. Dans un autre genre, il y a aussi la série de peintures de la pionnière suédoise de l'art abstrait Hilma af Klint (1862-1944) qu'elle n'a jamais osé montré à ses contemporains, jugeant qu'ils n'étaient pas prêts à apprécier son travail. À sa mort, l'artiste a légué son œuvre à son neveu avec la consigne d'attendre vingt ans après sa mort pour la dévoiler au public. Ce n'est qu'en 1985 qu'une première exposition lui sera dédiée et que viendra la consécration.

Cette réflexion sur la volonté d'archiver et de conserver ce qui nous tient à cœur n'a pas déplu aux internautes. Le New York's New Museum a invité les collectionneurs anonymes à partager des photos de leurs biens si précieux sur les réseaux sociaux. Sur Instagram de nombreux clichés défilent depuis des semaines avec le hashtag #thekeeper, nous permettant de découvrir des collections d'objets roses, de verres cassés, de clés et bien d'autres passions surprenantes ...


Publicité

Par Bérénice Rebufa, publié le 07/09/2016

Copié

Pour vous :