Le fameux homme somnambule exposé en février à Wellesley College.

Reportage : l'hyperréalisme flippant de Tony Matelli

Arte nous fait découvrir l'univers de Tony Matelli, issu du mouvement de l'hyperréalisme magique. Et c'est pour le moins bizarre.

Inquiétantes, absurdes mais surtout très réalistes, les sculptures de Tony Matelli ont quelque chose d'illusoire voire de dérangeant. Entre chimpanzés psychopathes, homme en lévitation ou encore la femme idéale, cette "machine à tailler des pipes" d'1m20 avec de grandes oreilles pour pouvoir s'accrocher, l'artiste américain souhaite, à travers ses idées souvent loufoques, "déformer la réalité pour en créer de nouvelles".

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Une des sculptures hyperréalistes de Tony Matelli, représentant des chimpanzés psychopathes.

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L'artiste avait fait parler de lui en février dernier avec une de ses sculptures hypperréalistes exposée au campus Wellesley College dans le Massachusetts. Et pour cause, la statue représente un homme en slip, tel un somnambule, le visage hagard et recouvert de neige.

Autour de l'intrus déposé au bord de la route dans cette université privée réservée aux femmes, une polémique est lancée lorsqu'une étudiante, la nuit, se retrouve face à la statue et pense avoir affaire à un ivrogne violeur.

Le fameux homme somnambule exposé en février à Wellesley College.

Le fameux homme somnambule exposé en février à Wellesley College.

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Une anecdote qui appuie la vision du mouvement de l'hyperréalisme, dérivé du photoréalisme qui consiste à reproduire de manière identique une photographie en peinture, ensuite déclinée vers la sculpture, dont Ron Mueck et Duane Hanson sont les figures de proue : "le spectateur se retrouve confronté à son propre monde".

Par Anaïs Chatellier, publié le 18/06/2014