Les 5 artistes à suivre de l’expo Jeune Création

Jeune Création est l’un des rendez-vous incontournables de l’art contemporain en France. Sa 67e édition a actuellement lieu à la galerie Thaddaeus Ropac de Pantin, jusqu’au 21 juillet. L’occasion pour nous de vous présenter nos cinq artistes émergents préférés.

Jeune Création @ Lætitia Gorsy / Konbini

(© Lætitia Gorsy/Konbini)

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Jeune Création est une association qui lance chaque année un appel à participation aux artistes émergents de tous les continents. Cette année, un jury composé d’artistes bénévoles a planché sur 1 800 dossiers. Cinquante-trois artistes ont été sélectionnés pour leur originalité et la richesse de leur œuvre. Cette sélection reflète la diversité des expressions artistiques contemporaines (vidéos, photographies, dessins, peintures, mixed media). Une trentaine de prix ont été décernés : ils permettront notamment aux artistes de faire l’objet d’une nouvelle exposition, de partir en résidence ou encore de voir l’une de leurs œuvres exposée en public. La 67e édition de ce rendez-vous incontournable de l’art contemporain a actuellement lieu à la galerie Thaddaeus Ropac de Pantin (Seine-Saint-Denis), jusqu’au 21 juillet. On en profite pour vous faire découvrir nos cinq nouveaux talents préférés.

Jérémy Berton et ses frites de piscine figées

Né en 1986, il vit et travaille en Seine-Saint-Denis. Son univers hyper coloré, ludique et minimal transfigure avec humour les éléments de la vie courante. Ici, ces sortes de frites de piscine deviennent des sculptures qui donnent l’impression de voir des acrobates figés dans le temps…

Vous pouvez suivre le travail de l’artiste sur son site.

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Jérémy Berton, "Acrobates" à Jeune Création 2017 @ Laetitia Gorsy / Konbini

Jérémy Berton, "Acrobates" à Jeune Création 2017 @ Laetitia Gorsy / Konbini

Jérémy Berton, Acrobates. (© Lætitia Gorsy/Konbini)

Tatiana Karl Pez et son chantier mystique

Tatiana Karl Pez est une performeuse, vidéaste et plasticienne qui vit et travaille à Bruxelles. Ses installations mixent textiles, objets de la vie quotidienne reproduits en béton, vidéos et effet lumineux mystiques. Cette installation a l’allure d’un chantier évoquant les ruines de Pompéi. Entre ambiance antique et sorcellerie futuriste, l’œuvre donne l’impression de s’immiscer dans les vestiges d’une histoire d’amour. Tatiana Karl Pez fait partie depuis 2010 de Pezcorp, un collectif d’artistes hors normes, expérimentaux et basés un peu partout dans le monde.

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Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur son site, sa page Vimeo et son Instagram.

Audrey Gleizes, "Processa Enfokusigita - l'amour perdu", Jeune Création 2017 - photo @ Olivier Ramon

Tatiana Karl Pez, Processa Enfokusigita – L’Amour perdu. (© Olivier Ramon/Jeune Création 2017)

Salut c’est cool vous demande de toucher ses œuvres

On connaît ce groupe pour sa musique électro-punk et ses clips carrément tripants. Ces quatre amis libres et désinvoltes sont aussi des artistes aux propositions fortes et marquantes. Leur dernière création nous met en face d’objets banals (arrosoir, coupe de championnat, boîte à pizza), reliés par un fil de cuivre. Une pierre dite "magique" est proposée au spectateur (un aimant est caché à l’intérieur). Lorsque l’on met la pierre au contact de certaines zones indiquées sur les objets, le champ magnétique émet des sons. Un procédé technologique simple et ludique qui crée une approche faussement naïve et qui décloisonne les frontières entre l’art et la vie, le réel et le virtuel…

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Le (splendide) site des artistes est à découvrir juste ici.

Salut c'est Cool à Jeune Création, Galerie Thaddaeus Ropac, Pantin @ Lætitia Gorsy / Konbini

Salut c'est Cool à Jeune Création, Galerie Thaddaeus Ropac, Pantin @ Lætitia Gorsy / Konbini

L’installation de Salut c’est cool à l’expo Jeune Création. (Lætitia Gorsy/Konbini)

Ludovic Sauvage : pop et plus

Cet artiste, né en 1985 et basé à Paris, décline des images pop et vernaculaires (sculptures antiques, palmiers, couchers de soleil) sur différents supports (blazers de velours, diapositives, pans de tissu). Il mixe les images avec des objets, des formes 3D, des plantes momifiées et créé ainsi des œuvres hybrides aux couleurs variées et variables (grâce à des supports comme le tissu, l’aluminium, la laque automobile, des pinces métalliques, etc.). Son œuvre est un univers dans lequel on a envie de se sentir vivre, et nous pousse à nous interroger sur la valeur des images, des objets et de leurs différentes significations. Dans la foulée, on a bien envie de se dégotter le blazer en velours imprimé exposé à Jeune Créa.

Toutes ses pépites sont à retrouver ici.

Melchior Tersen, miroirs du monde

Né en 1987, Melchior Tersen est un autodidacte – une qualité devenue rare chez les artistes. Ce Francilien est un photographe de terrain, fan de foot, de rap, de ciné, de manga, de metal. Il est d’ailleurs connu dans le milieu des métalleux pour sa splendide collection de patchs. À l’expo Jeune Création, on voit un mur entier recouvert de séries de photos au format standard, sans détours, prises sur le vif avec ou sans flash, touchantes de sensibilité. Le tout est ponctué d’objets qu’il affectionne. Avec ses images de collections de faux T-shirts Lacoste, des catacombes de Paris ou de fans en concert, Melchior Tersen nous montre comme il taffe sur le terrain et va à la rencontre des gens et des objets qu’il photographie dans leur environnement naturel. On est en face d’un travail dense, intense, sincère et empathique qui sort du cadre des clichés de l’art contemporain.

L’univers de Melchior Tersen est à retrouver ici.

Melchior Tersen, "Wall of Fame", Galerie Thaddaeus Ropac, Pantin - @ Lætitia Gorsy / Konbini

Melchior Tersen, Wall of Fame. (© Lætitia Gorsy/Konbini)

Grigny @ Melchior Tersen

Grigny. (© Melchior Tersen)

Patch Plus @ Melchior Tersen

Patch Plus. (© Melchior Tersen)

Par Lætitia Gorsy, publié le 18/07/2017

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