Charlie Le Mindu dévoile ses créations capillaires au palais de Tokyo

À partir du 17 mars, le coiffeur nous plonge dans son univers fascinant à travers son tout nouveau spectacle : Charliewood.

 Charlie Le Mindu, Jellyfish, extrait de Stronger, Collection 11, 2014. Photo : Valério Mezzanotti. Courtesy Charlie Le Mindu.

La perruque "Jellyfish" de Charlie Le Mindu, extrait de la collaboration "Stronger" (2014). (© Valério Mezzanotti/Courtesy of Charlie Le Mindu)

Coiffeur, créateur ou sculpteur ? Charlie Le Mindu semble incarner tout cela à la fois. Qualifié de "coiffuriste" par son ami et collaborateur le chorégraphe Philippe Decouflé, ce natif de Bordeaux conçoit depuis une dizaine d'années des parures capillaires qui s'apparentent la plupart du temps à de véritables vêtements.

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Après avoir fait ses armes dans des lieux nocturnes comme le Berghain de Berlin, où il proposait aux clubbeurs de s'offrir une nouvelle coupe de cheveux, le Français lance en 2009 sa toute première collection de perruques qu'il montre sur les podiums de la Fashion Week de Londres, reprenant ainsi le flambeau du concept de haute couture. Sa burqa en rats fera beaucoup parler d'elle.

Depuis, Charlie Le Mindu a multiplié les collaborations, s'alliant tantôt avec des icônes de la pop culture telles que Lady Gaga ou Peaches, tantôt avec des musées comme le Victoria & Albert Museum de Londres  (dans le cadre de "Power of Making" en 2011) ou la Fondation Cartier de Paris  (dans le cadre de "Moebius-Transe-Forme" en 2011 et des "Soirées Nomades" en 2015).

"Les cheveux deviennent peau"

Fort de ce succès, Charlie Le Mindu revient aujourd'hui exposer ses créations chevelues à Paris, au palais de Tokyo. Un an après l’exposition "Le Bord des Mondes", à laquelle il prenait part, il s'apprête à dévoiler Charliewood, un spectacle vivant qui met en scène son imaginaire fantasque et exubérant, au croisement des genres entre musique, danse, vidéo et performances, et dans lequel le corps humain se métamorphose.

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"À partir de ses thèmes fétiches – le corps, l’ambiguïté – Charlie Le Mindu distille la transgression dans les codes et les contraintes de l’exercice de style qu’est la revue, pour mieux y désobéir. Le corps fragmenté, hybride, se déconstruit pour n’être plus que bouche, nez, oreille, moustache, les cheveux deviennent peau", explique Vittoria Matarrese, l'une des commissaires de cette exposition.

À découvrir dès le 17 mars au palais de Tokyo.

Infos pratiques
Dans Charliewood, Charlie Le Mindu réunit son nouveau spectacle et ses précédentes mises en scène Paris Hait Gris (2014/2015) et A Male Gaze (2015/2016).
N.B. : Spectacle public debout.
Dans la limite des places disponibles.

Dates des représentations
• jeudi 17 mars (première)
• vendredi 18 mars
• samedi 19 mars
• vendredi 25 mars
• samedi 26 mars
• jeudi 31 mars 2016
• vendredi 8 avril 2016, dans le cadre du festival Do Disturb
• samedi 9 avril 2016, dans le cadre du festival Do Disturb

Tarifs
• 15 euros tarif plein
• 12 euros tarif réduit (le billet comprend l'accès aux expositions en cours)

Préventes disponibles exclusivement sur Digitick ou à l'accueil du palais de Tokyo

Par Naomi Clément, publié le 14/03/2016

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