… Jusqu’à ce qu’un scandale d’espionnage à la photocopieuse ne vienne perturber tout ça, la Russie semble tranquille.

Les services secrets russes se remettent à la machine à écrire

À l'aune du scandale d'espionnage Snowden, les services secrets russes ont décidé d'acheter 20 nouvelles machines à écrire pour l'une de leurs agences de renseignements.

services secrets russes

Jusqu'à ce qu'un scandale d'espionnage à la photocopieuse ne vienne perturber tout ça, la Russie semble tranquille.

Sale temps pour les communications numériques. Aujourd'hui, au prisme de l'affaire Snowden, le monde entier a enfin pris conscience de l'espionnage numérique massif. Que pratiquent allègrement les États-Unis, mais aussi tous les États du monde.

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À tel point que lorsque chaque communication électronique est susceptible d'être interceptée par de malveillantes barbouzes, rien de tel que le bon vieux papier. L'une des agences de services spéciaux russes a pris la décision, selon le quotidien russe Izvestia, de troquer ses ordinateurs contre... des machines à écrireLe FSO, Service fédéral de protection, issu de l’ancien KGB, a lancé un appel d’offre pour l’achat de 20 machines à écrire.

"Toute communication électronique est vulnérable"

Cette décision a été prise "après les scandales de WikiLeaks, les révélations de Snowden ainsi que les informations selon lesquelles le Premier ministre Dmitri Medvedev avait été écouté lors d’un sommet du G20 à Londres", confie au journal russe une source au sein du service, qui confirme en rajoutant : "il a été décidé d’utiliser davantage de documents papier". Selon cette source, le ministère de la Défense russe n'aurait jamais abandonné la machine à écrire.

"Du point de vue de la sécurité, toute sorte de télécommunication électronique est vulnérable. On peut capter n’importe quelle information depuis un ordinateur", selon le député et ex-directeur du FSB (ex-KGB) Nikolaï Kovalev. "Le moyen le plus primitif est à privilégier : la main humaine ou la machine à écrire", a-t-il rajouté pour Izvestia.

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Par Théo Chapuis, publié le 11/07/2013

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