AccueilÉDITO

Pourquoi Facebook vous empêche de connaître la portée de vos statuts

Publié le

par Théo Chapuis

Combien de personnes atteignent vos statuts Facebook ? Le réseau social n'a pas intérêt à vous le dire. Voilà pourquoi.

Il y a ceux qui adoptent une attitude détendue face aux affres des réseaux sociaux. Et il y a les obsédés du like, du retweet, du partage. S'il y a fort à parier que ces derniers aimeraient secrètement savoir combien de personnes ont vu leur profil, une chose est certaine : Facebook n'est pas prêt de rendre ces données publiques.

Le site américain Buzzfeed analyse cette décision : "C'est dans l'intérêt de l'entreprise de garder cette information secrète. Ils savent bien que la seule chose pire que de parler à une salle vide c'est de parler à une salle remplie d'amis et de parents qui vous ignorent."

En moyenne, 35% de profils touchés

On le sait, lorsqu'une personne publie quelque chose, on peut en connaitre sa portée chiffrée. Pour autant, la plupart des utilisateurs du réseau de Zuckerberg sous-estimeraient grandement le pouvoir de leurs publications personnelles. Selon une étude de l'université Stanford qui a étudié 220.000 profils, "les utilisateurs de Facebook touchent 35% de leurs amis avec chaque message et atteignent 61% de ceux-ci au cours d'un mois".

Selon la même étude, l'humain est ainsi fait : il préfère s'imaginer que personne n'a vu son statut Facebook plutôt que de savoir que des tas de gens l'ont vu mais que personne ne l'a relevé.

Stalking

Reste alors la question de la visite de profil : plus encore que de savoir qui a lu vos statuts, certains d'entre vous meurent d'envie de connaître l'identité de ceux qui choisissent d'aller sur leur profil. Encore une fois, Facebook vous explique pourquoi il ne permet à personne de savoir qui a consulté votre page : "si une application permettait de déterminer qui a visité son profil, ce serait la mort instantanée du stalking, faisant chuter le nombre de pages vues et donc le nombre d'affichage de publicités."

CQFD.

Source : Slate

On vous conseille également :

À voir aussi sur konbini :