Espagne : le courroux du peuple sur des billets de banque

Bien que la situation s'atténue en Espagne, le pays paye un lourd tribut à cause de la crise économique. Après de nombreuses protestations dans la rue, la colère du peuple a pris aujourd'hui un nouveau visage, révélé par Euronews.

S'attaquant au symbole même de la finance, des citoyens de la péninsule ont décidé de couvrir les billets de banque de messages indignés et de porter leur action de désobéissance civile sur Twitter pour inviter d'autres Espagnols à faire de même.

Un exemple ci-dessous vise directement Emilio Botin, président de la banque Santander, première d'Espagne et l'une des plus grosses d'Europe. Cet utilisateur de Twitter a inscrit sur le billet tout le mal qu'il pensait de lui, lui souhaitant, "puisqu'un jour, ce billet risque d'arriver dans vos mains", plus ou moins d'aller... au diable. Disons cela comme ça.

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Il faut garder à l'esprit qu'en accomplissant ce geste, ces indignés n'enlèvent aucune valeur au billet de banque. Aussi, les rebelles peuvent s'en donner à coeur joie pour écrire des billets "doux" aux représentants du pouvoir et de la finance qu'ils tiennent pour responsables de la crise financière. “Les politiciens et les banquiers sont une honte à la Nation”, commente sobrement la photo du billet twittée ci-dessous.

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D'autres messages s'en prennent directement à la classe politique, comme celui ci-dessous, qui regrette avec humour l'existence pure et simple de Mariano Rajoy, Premier ministre espagnol et leader du gouvernement de centre-droit qui dirige le pays depuis 2011.

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L'utilisateur de Twitter qui a posté la photo qui suit explique qu'à "partir d'aujourd'hui [il] ne laisser[a] pas un seul billet immaculé". Sur le billet de 50€ qui accompagne son tweet, on distingue de belles insultes soulignées à l'attention des politiciens et des banquiers, ainsi qu'une invitation à ce que tout à chacun reprenne son geste.

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On ne sait si le mouvement prendra de l'envergure dans les jours qui suivent. Pour l'instant, aucun hashtag n'a été dévolu à cette action de désobéissance civile, ce qui en fait une pratique difficile à répertorier. Il n'empêche que ces billets d'euros pourraient bien un jour arriver dans vos propres mains à défaut de celles de Mariano Rajoy.

Par Théo Chapuis, publié le 05/11/2013

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