(Crédit : Freedom House)

La carte de la liberté sur Internet dans le monde

Freedom House a rendu son rapport annuel de la liberté sur Internet pays par pays pour 2013. Cocorico : la France arrive en sixième position.

Internet

Cliquez pour zoomer (Crédit : Freedom House)

Si Internet, par définition, offre une liberté gigantesque à ses utilisateurs, seuls certains pays proposent de se connecter et d'agir en toute autonomie sur le réseau. Chaque année depuis 2009, le rapport de Freedom House permet de se faire une idée des restrictions en matière de numérique pratiquées par certains États du globe.

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La légende de la carte de Freedom House va à l'essentiel : trois couleurs. Vert pour les pays dont l'accès à Internet est libre, jaune lorsqu'il est partiellement réglementé et violet pour un degré de liberté pauvre.

Critères d'évaluation

Les critères requis par l'association sont la facilité de la connexion, qu'ils soient d'ordre financier, structurel ou politique ; le filtrage de contenu, la censure, la diversité de sources d'information ; et enfin cette bonne vieille surveillance en ligne et ses éventuelles conséquences fâcheuses. Bref, les violations des droits civiques.

On s'aperçoit que si Internet est un tissu mondial, il n'est pratiqué librement que dans 17 pays du monde selon le classement Freedom House. Si la France en fait partie, bien au chaud entre l'Australie et le Japon, c'est apparemment l'Islande qui est le pays le plus détendu des internets sur notre globe terrestre.

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(Crédit : Freedom House)

On note que c'est un constat pessimiste que rend cette année Freedom House en synthèse de son rapport. Sanja Kelly est directeur du projet pour la liberté sur le net à Freedom House. Elle témoigne :

Alors que le blocage et le filtrage restent les méthodes favorites de censure dans de nombreux pays, les gouvernements cherchent de plus en plus à savoir qui dit quoi en ligne, ainsi qu'à trouver des punitions adaptées (...)/ Dans certains pays, un internaute peut être arrêté simplement parce qu'il a posté ou "liké" le commentaire d'un ami s'il est critique envers l'autorité.

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On se souvient de l'incarcération provisoire de deux jeunes marocains qui avaient posté sur leur Facebook une photo d'eux s'embrassant.

Les États-Unis accusés

Voilà pour le constat global. Mais Freedom House n'hésite pas à cibler quelques pays pour illustrer cette aggravation, dont son propre pays source. Selon l'association, le Vietnam et l'Éthiopie ont continué "leur aggravant cycle de répression", le Vénézuela a "intensifié la censure pendant les élections présidentielles" et trois démocraties dont l'Inde, les Etats-Unis et le Brésil "ont connu des baisses inquiétantes" de leur qualité d'accès libre à Internet.

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Par Théo Chapuis, publié le 08/10/2013

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