UK : un atelier d'armes imprimées en 3D démantelé ?

Les imprimantes 3D sont un nouveau fantasme. Parmi les visages humains, prothèses sur-mesure ou encore simples vêtements, l'une des innovations rendue possible grâce à une imprimante 3D avait secoué Internet il y a quelques mois : le Liberator.

Cette arme à feu tout à fait réalisable par n'importe quel possesseur d'une machine pouvant "l'imprimer" n'a pas manqué d'alerter l'opinion, le gouvernement américain allant jusqu'à interdire les plans d'une telle invention. On rappelle tout de même que le percuteur de la machine devait rester en métal afin de propulser la balle convenablement.

L'atelier soupçonné d'imprimer des armes à feu (Crédit : Skynews)

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Aujourd'hui, la chaîne Skynews apprend que les autorités britanniques ont découvert hier "la première usine d'armes imprimées en 3D" dans les environs de Manchester.

Un suspect en garde à vue

C'est par un communiqué que la police de Manchester a annoncé la saisie : "Les composants de ce qui pourrait être le premier pistolet 3D imprimé au Royaume-Uni ont été saisis par la police de Manchester. Lors des perquisitions, les policiers ont trouvé une imprimante 3D et ce qui est suspecté pourrait être un morceau de plastique et une gâchette 3D qui pourraient être assemblés pour faire une arme en état de marche".

Aussi, le communiqué apprenait l'arrestation d'un homme soupçonné de confectionner "de la poudre à canon". La police confirme qu'il "reste en garde à vue pour interrogatoire."

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La partie en plastique incriminée (Crédit : Skynews)

Chris Mossop, inspecteur de police à Manchester, déclare à Sky News : "Si ce que nous avons saisi s'avère être des composants viables, capables de construire une véritable arme à feu, cela démontrera que le crime organisé peut faire l'acquisition [légale] de nouvelles technologies pour produire la prochaine génération d'armes. [...] Parce qu'elles sont en plastique et peuvent échapper à la détection par rayons X, cela les rend faciles à dissimuler et propices à la contrebande."

Par Théo Chapuis, publié le 25/10/2013

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