Une université de Londres retire le bœuf de ses cantines

Une université de Londres retire le bœuf de ses cantines

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Par Robin Panfili

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Fini le steak-frites du jeudi midi.

À Londres, l’université de Goldsmiths vient de nommer une toute nouvelle directrice, France Corner. Et pour débuter son mandat, cette dernière a choisi de marquer le coup en bannissant des cantines de l’établissement tous les plats à base de bœuf à partir de la rentrée de septembre, rapporte le Huffington Post.

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« Bien que je vienne tout juste d’arriver à Goldsmiths, il est crucial pour moi que notre personnel et nos étudiants se soucient de l’avenir de notre environnement et qu’ils soient déterminés à contribuer au changement radical dont nous avons besoin, pour réduire notre empreinte carbone de manière le plus rapide que possible », a-t-elle déclaré à la BBC.

Une nouvelle bien accueillie

Dans la foulée, la directrice a également annoncé l’installation de panneaux solaires sur le campus et son intention de réduire au maximum le plastique à usage unique de l’université. Comment ? En imposant aux élèves et professeurs une taxe de 10 % sur les bouteilles d’eau et les gobelets en plastique. 

Des mesures qui ne semblent pas contrarier les élèves, à en croire la réaction de Joe Jam, président du bureau des élèves de l’université, interrogé par le Guardian :« L’interdiction du bœuf est une initiative audacieuse. L’élimination progressive des plastiques et l’utilisation d’énergie entièrement renouvelable sont également des idées brillantes. »

Carte de fidélité carnivore

Cette initiative n’est pas la première du genre au Royaume-Uni. L’université de Cambridge ne sert plus de bœuf ou d’agneau depuis 2016 dans ses cantines. Dans le même sens, plusieurs universités ont adopté le « lundi sans viande » (Oxford, Cambridge, Ulster…), alors que d’autres ont pris la décision d’enlever les gobelets en plastique disposés près des fontaines à eau (Cardiff). 

À Westminster, les élèves disposent d’une « carte de fidélité carnivore ». Le principe est simple : à partir de quatre repas végétariens, les élèves se voient offrir un repas végétarien gratuit. Un moyen d’inciter à une consommation plus raisonnable de viande au quotidien et de lutter ainsi, à son échelle, à une réduction de son empreinte carbone.