AccueilFood

Pourquoi le Québec doit taper dans sa stratégique réserve de sirop d’érable (on a eu chaud)

Publié le

par Anna Finot

On ne rigole pas avec le sirop d’érable.

Pourquoi le Québec doit taper dans sa stratégique réserve de sirop d’érable (on a eu chaud)

On a frôlé la catastrophe. Cette année, l’explosion de la demande de sirop d’érable s’est corrélée à une saison très décevante due à la météo. De mauvaises récoltes qui ont poussé l’industrie à taper dans sa réserve, rapporte Le Journal du Québec. Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de l’unique réserve mondiale de sirop d’érable, située dans le Centre-du-Québec, à Laurierville. Là-bas, dans un entrepôt équivalent à cinq terrains de football, des milliers de barils abritent le délicieux sirop.

Avec une production s’élevant uniquement à 133 millions de livres sur l’année 2021, soit nettement moins que les années record de 2019 (159 millions) et de 2020 (175 millions), il a fallu taper fort : l’unique réserve mondiale de sirop d’érable sera réduite de moitié. Un retrait considérable, qui vient satisfaire l’appétit grimpant des consommateurs évitant par conséquent une flambée des prix.

“L’utilité de la réserve, c’est justement de nous permettre de toujours avoir du sirop d’érable”, explique Hélène Normandin, porte-parole des Producteurs et productrices acéricoles du Québec pour Le Journal du Québec, “mais il est vrai que le contexte est particulier. Les exportations sont en hausse de 20 % depuis le début de la pandémie et on a connu une saison moyenne l’an passé”, ajoute-t-elle.

Encore faudra-t-il pouvoir renflouer les caisses les prochaines années pour ne pas se retrouver à sec. C’est pourquoi l’organisation a décidé d’ajouter sept millions d’entailles d’ici trois ans à la réserve. Habituellement, 50 millions d’entailles d’arbres à sucre suffisent à la production québécoise, qui connaît même parfois des surplus lorsque l’offre dépasse la demande. Créée en 2000, la réserve mondiale de sirop d’érable pallie ainsi toutes les carences et évite le pire, pour notre plus grand plaisir.

À voir aussi sur Konbini :