On n’y comprend plus rien, alors on va faire le point. Après plusieurs changements majeurs dans le système d’attribution des tickets-resto en France, voici un petit récapitulatif pour mieux s’y retrouver et cesser de s’arracher les cheveux au moment de régler votre addition le lundi midi.
À voir aussi sur Konbini
De 19 euros… à 25 euros par jour
Après un yo-yo législatif qui n’en finissait plus, le gouvernement a tranché. Le montant maximal quotidien que l’on peut dépenser en tickets-resto est désormais de 25 euros, contre 19 euros jusque-là. « C’est une proposition qui est faite par des députés, aussi bien Les Républicains que socialistes ou écologistes, je trouve que c’est une bonne proposition […]. Je la prends », avait commenté le ministre Bruno Le Maire.
Un titre-restaurant élargi aux autres aliments
Avec l’ancien titre-restaurant limité à 19 euros par jour maximum, il était possible d’acheter uniquement des produits et aliments à consommer immédiatement (plats préparés, salades, biscuits…). Désormais, avec le plafond élevé à 25 euros, il est possible d’acheter également des pâtes, du riz, des œufs et, plus largement, tous les produits alimentaires de votre supermarché.
Une augmentation du plafond à 13 euros ?
Le gouvernement a récemment retenu un amendement au budget 2023 portant sur le montant maximal par jour de travail du ticket-restaurant, soit le montant maximal pouvant être versé par jour travaillé à un salarié sur son titre-restaurant. Ce dernier passera à 13 euros, contre 11,84 euros actuellement. Un amendement déposé par Les Républicains qui concerne les tickets-restaurants (Edenred), Chèques déjeuner, cartes Apetiz (Natixis) et autres titres-restaurants à la disposition des employeurs.
Les restaurateurs sont réticents, pourquoi ?
Il y a quelques semaines, plusieurs organisations de restaurateurs ont dénoncé ces changements dans les plafonds de tickets-restaurants. « Les professionnels de la restauration refusent de voir les titres-restaurants devenir des chèques alimentation », exprimait l’un d’entre eux.
Ces derniers craignent de voir « compromettre le régime social et fiscal du titre-restaurant en faisant de lui un moyen de paiement ordinaire » et que cela « vienne dégrader sérieusement l’activité des commerces de bouche de proximité » fréquentés par les salariés au moment de leur pause repas, « au bénéfice des géants de la distribution ».












