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On a trouvé le restaurant qui vous téléporte à New York le temps d’un repas

Publié le

par Robin Panfili

Bienvenue chez Bonnie, le bar-restaurant dont vous allez beaucoup entendre parler.

On a trouvé le restaurant qui vous téléporte à New York le temps d’un repas

© Romain Ricard/Bonnie

Paris n’a pas vraiment la science des rooftops, et c’est logique quand on s’intéresse à son architecture et à la manière dont la capitale a été bâtie au fil des siècles. Mais cela n’empêche pas à de nouveaux édifices de miser sur ce type d’espaces, offrant généralement une vue imprenable – et inédite – sur la ville. Le dernier en date à avoir tenté ce pari, c’est l’hôtel SO/Paris. Ce dernier, planté sur les quais de la Seine, a eu l’idée d’installer, à son quinzième et seizième étages, un bar et un restaurant avec un panorama sur la tour Eiffel, la Seine et l’île de la Cité : Bonnie.

Si la localisation joue évidemment en faveur de Bonnie, son agencement, son architecture intérieure et son design y sont également pour quelque chose. D’immenses baies vitrées entourent la salle du restaurant et du bar, des miroirs s’occupent de faire refléter la Seine sur le plafond, et une terrasse panoramique permet, elle, d’explorer la ville sous un œil différent, avec de nouvelles perspectives. Un décor qui vous happe dès lors que vous franchissez la porte de l’ascenseur, inspiré des années 1960 et 1970 et d’une ambiance new-yorkaise que l’on ne vit généralement que par procuration, dans les films ou les photos de magazines.

© Romain Ricard/Bonnie

Et dans l’assiette, ça donne quoi ? Bonnie est une adresse chic où l’on aime se montrer et, disons-le, où l’on n’a pas peur de sortir sa carte bleue. Ici, on paie le lieu, bien sûr, mais aussi l’ambiance chic, feutrée et presque scénaristique de cet ovni. C’est aussi un endroit où l’on accepte de se frotter à des classiques revisités de la brasserie française, mais pas que. Pour les entrées, compter une vingtaine d’euros, et une quarantaine d’euros pour les plats – que l’on suggère de partager afin de goûter à plusieurs classiques de la carte.

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La pasta dont tout le monde parle

Lors de notre venue, après deux mois d’ouverture, nous avons succombé au croque-monsieur au jambon et à la truffe, assez irrésistible, avant de nous diriger vers d’impeccables escargots persillés, puis des ravioles de bœuf à la truffe et au foie gras, certes bonnes, mais noyées dans un bouillon qui aurait pu muscler davantage son jeu.

© Konbini

À suivre : des noix de saint-jacques à la cuisson maîtrisée sur le bout des doigts, servies sur un riz noir et épaulées de potimarron en plusieurs textures… avant de passer au clou du spectacle : les linguine au homard à la tomate et au basilic. Le plat dont tout le monde parle le plus depuis la rentrée à Paris, et j’ai enfin compris pourquoi.

Alors, si ces pâtes représentent un budget conséquent (48 euros), mais aisément partageable à plusieurs étant donné la quantité servie, ces dernières frôlent le sans-faute. Une bisque parfaite et enveloppante, une cuisson al dente, une quantité généreuse de homard et un sacré goût de “reviens-y”. Ce ne sont pas les pâtes à la tomate de Niko Romito, certes, mais c’est un concurrent très sérieux.

© Konbini

© Konbini

Enfin, mention spéciale pour le mac and cheese. Droit, solide, lisible et réconfortant.

© Konbini

Morale de l’histoire : Bonnie est le restaurant qu’il vous faut si vous aimez briller, sortir une belle robe ou votre meilleure paire de chaussures, et faire votre petit effet sur Instagram. Bonnie est également le lieu qu’il vous faut si vous souhaitez vivre un moment hors du temps, à la new-yorkaise, dans un décor auquel on a rarement l’occasion de se frotter. Et surtout, Bonnie est le lieu idéal pour prendre le temps de contempler Paris, depuis une sole meunière, un turbot, une viande ou un œuf-mayo revisité, au rythme des Bateaux-Mouches qui défilent sous vos pieds et des scintillements de la tour Eiffel.


Bonnie
10 rue Agrippa d’Aubigné, (Paris 4e)

Cet article a été réalisé dans le cadre d’une invitation presse par l’agence Pascale Venot.