On a testé les donuts “gastronomiques” qui intriguent la capitale

On a testé les donuts “gastronomiques” qui intriguent la capitale

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© Momzi

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Par Robin Panfili

Publié le

Que vaut vraiment Momzi, la nouvelle fabrique de donuts à la mode ?

Dans l’hystérie du mono-produit gastronomique qui secoue la capitale depuis plusieurs années désormais, c’est une spécialité sucrée qui tente de tirer son épingle du jeu. Alors que Paris dispose déjà d’une référence indiscutable en la matière, Boneshaker, un autre acteur s’est glissé sur le créneau avec l’intention d’élever cette pâtisserie au rang de dessert gastronomique.

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Pensée et conçue par le chef californien Raamin Samiyi, cette fabrique de donuts s’est lancée, il y a quelques semaines, avec l’ambition de proposer un donut irréprochable, frôlant la perfection et “aux antipodes de ce que l’on en connaît”, du sourcing des aliments, réalisés auprès d’artisans dont la renommée n’est plus à faire, à l’excellence de sa pâte à brioche, dorlotée dans une triple fermentation au levain naturel.

Travail d’orfèvre

L’idée de ces donuts “gastronomiques” est née dans l’esprit de l’ancien chef pâtissier du restaurant étoilé Pilgrim pendant le confinement. Un franc succès qui a fait germer dans son esprit l’idée d’ouvrir un établissement et un laboratoire entièrement dédiés à cette pâtisserie emblématique, accompagné de son ami Thomas Bellego et du chef pâtissier Robin Martin, notamment pour Cyril Lignac.

La promesse est simple. “Ni grasse, ni sucrée, la pâte à donut est comme un petit nuage savoureux. Le secret réside dans la triple fermentation d’une pâte à brioche au levain naturel. Les donuts sont ensuite frits dans de l’huile de coco avant de les glacer méticuleusement à la main. Volontairement faibles en sucres raffinés, les créations Momzi misent avant tout sur le goût des ingrédients nobles.” Le tout en jouant subtilement sur nos cinq sens.

Verdict ?

Alors, est-ce que ça vaut vraiment le coup ? Il faut le reconnaître, au départ, la dégustation nous a quelque peu décontenancés. D’abord visuellement, tant il est troublant de s’y retrouver avec des créations aussi soignées, rappelant presque les gâteaux en trompe-l’œil viraux qui inondent les internets. En termes de goût et d’expérience, la promesse d’un donut aux saveurs inédites est respectée : lavande-amande-noisette, pomme-cannelle, matcha-thé vert-riz grillé.

Verdict ? Les donuts sont bons, surprenants et parfois troublants. Une belle opportunité si vous êtes curieux et si vous aimez vous frotter à un ovni culinaire. Toutefois, si le travail sur la pâte, la fermentation et la sélection des produits est palpable, le prix de vente se charge d’en faire l’écho – il faut compter entre 8 et 10 euros pour chaque pièce. Alors, on se contentera peut-être de s’en procurer pour une belle occasion ou pour faire plaisir à quelqu’un qu’on aime bien. Et opter, pour le quotidien, pour les valeurs sûres de Boneshaker.

Momzi
1, rue Cherubini (Paris 2e)
Ouvert de 12 h 30 à 19 h 30, du mercredi au dimanche