AccueilLifestyle

À Venise, les touristes chassent les volatiles des terrasses à coups de pistolets à eau

À Venise, les touristes chassent les volatiles des terrasses à coups de pistolets à eau

Image :

© Olivier Morin/AFP

avatar

Par Robin Panfili

Publié le

L’unique façon (ou presque) de pouvoir manger un croissant ou boire un café librement en terrasse, sans se faire menacer par un pigeon ou une mouette.

Venise est une ville merveilleuse. Mais, comme toutes les villes merveilleuses, elle a aussi ses mauvais côtés. Il y a certes les immenses paquebots qui viennent régulièrement ruiner la vue et le paysage, mais aussi la présence parfois un peu oppressante de volatiles qui prennent un malin plaisir à venir se servir dans les assiettes des touristes. Longtemps, les autorités locales ont cherché des parades technologiques afin de rendre l’expérience et la visite de la ville plus paisible pour ces derniers, mais c’est finalement une solution très pragmatique qui est en train de voir le jour.

À voir aussi sur Konbini

Comme l’a repéré notre envoyée spéciale officieuse à Venise, Lucie Tournebize, des restaurateurs et des hôteliers ont eu l’idée de fournir à leurs clients en terrasse des pistolets à eau. Ces derniers permettraient de faire fuir les volatiles un peu trop gourmands, et offriraient la possibilité aux touristes de déguster leur croissant ou leur assiette de pâtes paisiblement. “J’ai lu quelque part que les pigeons détestent la couleur orange, alors on fournit des pistolets à eau de cette couleur aux clients. Il suffit de faire semblant de leur tirer dessus, et ils s’en vont”, explique le directeur de l’hôtel Gritti Palace sur la place Saint-Marc au Corriere del Veneto.

Ce n’est toutefois pas la seule solution à la portée des hôteliers et des restaurateurs. Nombre d’entre eux font appel à des fauconniers, mais cela a un coût. D’autres adoptent des systèmes électroacoustiques, eux aussi relativement onéreux. Mais ils demeurent indispensables. Aux mouettes et aux pigeons sont venus s’ajouter, dans les années 2000, les goélands. Aujourd’hui, l’enjeu pour les autorités locales est de contrôler les “populations”, mais avec le retour des touristes après deux longues années de pandémie, l’espoir est mince.