Netflix signe un accord de 3 ans avec le Festival de Toronto

Récit d'une histoire d'amour.

Breaking news : Netflix a demandé le Festival international du film de Toronto (TIFF) en mariage, et ce dernier a accepté. La plateforme de streaming et le TIFF ont signé un contrat de trois ans. Selon le deal, détaillé par Le Film français, le géant du streaming souhaite aider le festival, et plus largement le cinéma canadien.

Netflix a commencé sa cour en début d’année. Après avoir installé ses studios à Albuquerque et mis la main sur l’Egyptian Theatre d’Hollywood, la plateforme avait exprimé son souhait d’étendre son influence au Canada. En février, l’entreprise a ainsi créé à Toronto son propre centre de production de films et de séries, comme le rapporte La Presse.

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Les directeurs du TIFF, Cameron Bailey et Joana Vicente, sont persuadés que cet accord permettra aussi d’améliorer la diversité du cinéma canadien :

"L’accord de Netflix de soutenir à la fois le festival et son travail tout au long de l’année avec l’industrie cinématographique canadienne est le signe d’un engagement significatif. Ces ressources viseront à accroître nos efforts en faveur de la parité hommes-femmes, des voix sous-représentées et de la promotion du meilleur du cinéma canadien."

Soutenir les talents de demain

Dans sa logique de dénicher de nouveaux talents et de mettre en avant l’originalité, Netflix s’engage donc à soutenir TIFF Industry. Ce programme organise des événements et accompagne chaque année quelque 6 000 professionnels de l’audiovisuel.

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Ainsi, trois events seraient déjà en cours d’organisation, poursuit Le Film français :

"Cet investissement aidera le TIFF à accroître sa représentation dans le secteur et à élargir les opportunités pour les réalisateurs, et leur permettre d’approfondir leur métier et de faire avancer leurs projets."

Ceux qui s’opposent à cette union, comme certains sponsors du Festival de Toronto – dont Cineplex (la plus importante chaîne de cinémas canadienne) –, soupçonnent Netflix de vouloir se faire bien voir par le Parlement canadien, qui est censé se pencher au printemps 2020 sur les impôts que l’entreprise doit payer.

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Par Lucille Bion, publié le 08/11/2019

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