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Préparez-vous : voici les 25 films les plus attendus de la rentrée 2019

Il y aura du lourd, du très lourd.

James Gray, Céline Sciamma, Martin Scorsese, Alice Winocour, J.J. Abrams ou encore Xavier Dolan : la dernière partie de 2019 s’annonce très agréable du côté du septième art. Histoire de prendre de l’avance, on vous propose une sélection des 25 longs-métrages qu’on attend le plus.

Si certains films ont déjà été présentés au Festival de Cannes, d’autres risquent de faire du bruit lors de la Mostra de Venise ou au Festival international du film de Toronto, quelques mois avant la saison des Oscars. Magnéto, Serge !

Deux moi11 septembre

Parce que retrouver Cédric Klapisch avec la nouvelle crème du cinéma français – ici François Civil et Ana Girardot, avec lesquels il avait déjà travaillé dans Ce qui nous lie – pour une comédie romantique atypique est un petit bonheur français qui ne se rate pas.

Ça : Chapitre 2 – 18 septembre

Parce que le premier volet avait surpris par sa violence crue et ses images folles (parfois un peu trop). Le deuxième s’annonce encore plus dur, plus surprenant et plus fort. Et la présence au casting de Jessica Chastain, James McAvoy ou Bill Hader n’y est pas pour rien.

Ad Astra – 18 septembre

Parce que voir le grand James Gray (Little Odessa, The Yards, The Lost City of Z) envoyer Brad Pitt aux confins du cosmos pour retrouver son père, incarné par Tommy Lee Jones, ça vaut bien le coup (pardonnez-nous la grossièreté) de poser son cul dans une salle obscure.

Portrait de la jeune fille en feu — 18 septembre

Parce que la romance entre Adèle Haenel et Noémie Merlant, signée Céline Sciamma, a brisé les cœurs de la grande majorité des critiques cannois – dont l’auteur de ces mots. La cinéaste n’est pas repartie de Cannes avec le prix du scénario pour rien.

Le Chardonneret18 septembre

Parce qu’Ansel Elgort nous a laissés sur notre faim depuis Baby Driver. Dans un tout autre registre, le jeune acteur joue ici un homme hanté par de douloureux souvenirs depuis qu’il a perdu sa mère dans un attentat. Adapté du roman initiatique de Donna Tartt, prix Pulitzer en 2014, ce drame s’offre en plus quelques vedettes, dont Nicole Kidman et Finn Wolfhard.

Bacurau – 25 septembre

Parce que la fresque western des cinéastes brésiliens Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles avait frappé la croisette cannoise de plein fouet. Sorte de brûlot politique à la mise en scène exemplaire, Bacurau parle d’environnement et de lutte des classes, et fait un doigt d’honneur à Bolsonaro (ce qui fait beaucoup de bien).

Gemini Man – 2 octobre

Parce que ce projet, qui a bientôt 20 ans et qui a été développé par Disney et Jerry Bruckheimer, débarque en 2019 avec Ang Lee à la réalisation et Will Smith en tête d’affiche. Si le premier trailer donne l’impression de mater un film tout droit sorti des 90’s, sa mise à jour par la technique du Taïwanais (qui a réalisé Tigre et Dragon, Le Secret de Brokeback Mountain ou encore Un jour dans la vie de Billy Lynn) est attendue au tournant.

Alice et le Maire – 2 octobre

Parce que c’est l’histoire du pouvoir d’une jeune normalienne dans un milieu politique fatigué, avec une puissance littéraire assez rare pour s’en émerveiller. En plus, le duo formé par Anaïs Demoustier et Fabrice Luchini est aussi improbable que réussi.

Joker – 9 octobre

Parce que le torturé Joaquin Phoenix qui rencontre un réalisateur connu pour des comédies (Todd Phillips et ses Very Bad Trip) pour (re)façonner l’un des personnages les plus cultes des comics, dans une ambiance new-yorkaise qui rappelle les films de Scorsese, ça ne peut qu’intriguer – et même nous faire oublier le Joker forceur de Suicide Squad incarné par Jared Leto.

La Fameuse Invasion des ours en Sicile – 9 octobre

Parce que le long-métrage, qui faisait partie de la sélection "Un certain regard" à Cannes, promet d’être l’un des plus beaux films d’animation de l’année. Par le réalisateur italien Lorenzo Mattotti.

Matthias & Maxime16 octobre

Parce qu’un film de Xavier Dolan est toujours un événement. Matthias & Maxime est un retour aux sources (québécoises) pour le réalisateur canadien, quelques mois après la sortie du très américain Ma vie avec John F. Donovan. Bien qu’il n’ait pas marqué le dernier Festival de Cannes, sa sincérité risque de vous toucher.

Sorry We Missed You – 23 octobre

Parce que Ken Loach réussit depuis cinq décennies à renouveler son cinéma social et réaliste. Cette fois-ci, le réalisateur britannique s’en prend à l’ubérisation de la société et ses conséquences brutales sur la population. Un film qui risque de vous retourner le bide.

Retour à Zombieland – 30 octobre

Parce que Bienvenue à Zombieland était, en plus d’être hilarant et bien con, un vrai bon film se moquant du genre zombiesque avec pas mal d’intelligence, malgré la débilité de ses personnages. Et que savoir qu’on va retrouver dix ans après leurs premières mésaventures nos quatre combattants, à savoir Emma Stone, Jesse Eisenberg, Woody Harrelson et Abigail Breslin, emplit notre cœur d’une certaine joie (et d’une envie de les voir péter du zombie).

Le Mans 66 – 13 novembre

Parce que ce n’est pas tous les jours qu’Hollywood essaie de scénariser les courses européennes les plus folles. Alors que Rush de Ron Howard avait déjà illustré avec brio la compétition naissante entre Niki Lauda et James Hunt, et que Netflix a diffusé la première saison de sa série documentaire Formula 1 : Pilotes de leur destin, Le Mans 66 compte nous montrer la féroce bataille entre Ford et Ferrari au milieu des années 1960. Et en plus, c’est James Mangold, réalisateur du savoureux Logan, qui s’occupe de mettre tout ça en boîte.

Les Misérables – 20 novembre

Parce que c’était l’une des plus grosses claques de Cannes, ce qui lui a valu le prix du Jury. Damien Bonnard, Alexis Manenti et Djebril Didier Zonga jouent un trio de policiers devant la caméra de Ladj Ly, qui nous présente un miroir de notre société contemporaine, déchirée par la violence, le mensonge et la rancœur.

À couteaux tirés – 27 novembre

Parce que le réalisateur du mal-aimé (injustement) Les Derniers Jedi, Rian Johnson, s’attaque au genre du "whodunnit", avec un film à la Cluedo au casting XXL : Chris Evans, Jamie Lee Curtis, Daniel Craig, Ana de Armas, Michael Shannon, Toni Collette, Christopher Plummer, Lakeith Stanfield et Don Johnson.

Il vous faut quoi de plus ?

Proxima – 27 novembre

Parce c’est la première fois qu’on envoie Eva Green dans l’espace et qu’il est peu fréquent qu’une réalisatrice, en l’occurrence Alice Winocour, nous embarque aussi loin.

(© Pathé)

Brooklyn Affairs – 4 décembre

Parce que : Edward Norton en réalisateur et acteur + Willem Dafoe + Bruce Willis + Alec Baldwin + Bobby Cannavale + un thriller dans le New York des années 1950 + des conspirations + la mafia + des clubs de jazz = on a trop hâte.

(© Warner Bros.)

Jumanji : Next Level11 décembre

Parce que le film précédent avec The Rock était l’un de nos plaisirs coupables et qu’on est clairement prêts à relancer les dés rebrancher les manettes pour découvrir un nouveau monde fait de déserts arides et de montagnes enneigées.

Star Wars : L’Ascension de Skywalker – 18 décembre

Parce que c’est la fin d’une ère (celle des Skywalker et des Star Wars tels qu’on les connaissait jusque-là), la conclusion d’une trilogie inégale, le retour de J.J. Abrams, et tout simplement le blockbuster événement de cette fin d’année, haut la main.

Petit Vampire – 18 décembre

Parce que les bandes dessinées de Petit Vampire sont l’une des œuvres les plus emblématiques de Joann Sfar, et que l’auteur a déjà prouvé qu’il savait aussi y faire derrière la caméra, lorsqu’il a raconté la vie de Gainsbourg et adapté en animation son Chat du Rabbin.

(© Rue de Sèvres)

Les filles du docteur March – 25 décembre

Parce que Greta Gerwig fait le pari de ressusciter une fois de plus cette œuvre littéraire emblématique avec un casting divin : Emma Watson, Saoirse Ronan, Timothée Chalamet, Meryl Streep, Laura Dern et Louis Garrel.

Le Lac aux oies sauvages 25 décembre

Parce que c’est l’une des plus belles surprises du Festival de Cannes. Ce polar de Diao Yinan est une plongée étouffante dans les bas-fonds d’une Chine poisseuse et moite, avec des crimes bien crades mais des images absolument sublimes. Ce n’est pas pour rien que même Tarantino, présent lors de la projection officielle, a longuement applaudi à la fin du film.

Sans date précise : The Irishman

Parce que c’est la plus grosse production de Netflix, dans laquelle Martin Scorsese réunit (attention les yeux) : Al Pacino, Robert De Niro, Harvey Keitel et Joe Pesci.

Sans date précise : The Lighthouse

Parce que… Willem Dafoe et Robert Pattinson sont dans un bateau. Pas n’importe lequel : celui-ci les mène vers une île aux larges des côtes américaines, sur laquelle se trouve le phare qu’ils vont garder. Ou, autrement dit, tout droit en enfer. Un enfer de la fin du XIXe siècle, où se mélangent les mythes marins et la folie humaine.

Le nouveau film d’horreur du papa de The Witch, filmé en noir et blanc et en 35mm, est un objet filmique non identifié, comme on n’en voit pas assez souvent. Sans distributeur français pour l’instant, le film ne tardera pas à sortir aux États-Unis — et, on l’espère, vite chez nous.

Article écrit Lucille Bion, Arthur Cios et Louis Lepron.

Par Arthur Cios, publié le 22/08/2019

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