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Game of Thrones : et si Karl Marx avait tout prédit ?

Game of Thrones : et si Karl Marx avait tout prédit ?

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On veut tous connaître la fin de Game of Thrones. Pourtant, selon The Guardian, tout est clair : les événements qui secouent le trône de fer correspondraient à la crise du monde féodal vue par Karl Marx.
Tout le monde y va de son pronostic et encore plus depuis que l’on sait que la série avancera plus vite que les livres de George R. R. Martin et qu’elle risque de spoiler des millions de lecteurs.  Selon le The Guardian, il serait apparemment facile d’expliquer les jeux de pouvoir de Westeros en s’appuyant sur la pensée marxiste.

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Un avenir sombre pour les Lannister

Ainsi, le système mis en place par les Lannister serait voué à s’autodétruire. Il n’entraînerait que des accumulations de dettes au nom d’un système de favoritisme honteux pendant que les sources de richesse s’épuisent.

Pour faire face à ce problème, les Lannister n’auraient plus qu’une option : utiliser la force brute et emprisonner leurs créditeurs à l’image d’Edouard III avec ses banquiers italiens au XIVe siècle. Le quotidien britannique va même jusqu’à faire le parallèle avec la situation entre la Grèce et la Banque centrale européenne :

Le pouvoir des Lannister est assuré par l’or tiré des mines. Or les mines ne tournent plus. Les filons sont épuisés. Pire : les Lannister doivent des sommes colossales à une mystérieuse Banque de fer, qui n’est pas sans rappeler la BCE. Voilà la trame de la crise : les dettes accumulées sous un système de patronage dont la source de richesse s’est asséchée.

Le fantasme de la lutte des classes

Comme chez Tolkien, on retrouve dans la série d’HBO de nombreuses similitudes avec une grande partie de la littérature fantastique moderne. Nous sommes plongés en pleine transition d’un mode de production à un autre, au coeur d’un univers crépusculaire.
La saga permettrait donc au téléspectateur de fantasmer sur la lutte des classes. À chacun de choisir son camp :

Prisonniers d’un système fondé sur la rationalité économique, nous voulons tous le pouvoir d’être plus important que la limite de notre carte de crédit. Personne ne s’assoit dans son canapé pour s’imaginer être un esclave, un paysan ou une prostituée. Nous sommes invités à fantasmer sur les personnages à la manœuvre.

Il est donc assez aisé de prédire la suite : “La maison Lannister tombe. À moins qu’elle ne trouve des réserves d’or dans un pays peuplé de gens faciles à massacrer. Comme l’ont fait un temps les Espagnols”.
Pour lire Le Capital de Karl Marx, c’est ici.