Les images percutantes de William Daniels nous éclairent sur la situation de territoires déchirés

Les images percutantes de William Daniels nous éclairent sur la situation de territoires déchirés

Image :

Centrafrique, 2014. Un homme habillé pour la messe dominicale marche dans la rivière Oubangui, tôt le matin.
Avant d’exister en tant qu’État, la Centrafrique était considérée comme la « colonie poubelle » de l’Empire colonial français, qui a fermé les yeux sur le travail forcé jusque dans les années 1930. Ses frontières ont été tracées au mépris de toute logique géographique et ethnique. Le pays a connu cinq coups d’État et échappé de peu à un génocide.
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William Daniels
williamodaniels@gmail.com
+33 6 13 12 70 93
@williamodaniels
www.williamdaniels.net

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Par Lisa Miquet

Publié

Pour mieux comprendre le monde qui nous entoure.

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Photojournaliste français, William Daniels parcourt le monde pour couvrir les crises humanitaires et les conflits armés. S’il immortalise les plus vulnérables depuis une quinzaine d’années, le photographe ne tombe jamais dans le sensationnel et aborde toujours ses sujets avec justesse et humanité.

Depuis le 25 janvier, des images prises par le journaliste font l’objet d’une exposition au Pavillon Carré de Baudouin à Paris, qui nous emmène à travers des régions aux situations complexes : la Centrafrique, le Kirghizistan, le Cachemire, la Libye et la frontière entre le Myanmar et le Bangladesh.

Pour lier ses différentes images, c’est le terme « wilting point » que le photographe a choisi. Ce mot anglais désigne en botanique le « point de flétrissement », c’est-à-dire le seuil en dessous duquel l’humidité du sol s’avère insuffisante pour permettre à une plante d’y prélever l’eau dont elle a besoin. Cette dernière se met donc à se flétrir, puis finit par mourrir si ces conditions difficiles perdurent. Ce point de flétrissement symbolise alors le point de bascule, ce lien fragile entre la vie et la mort.

C’est donc cette métaphore qu’a choisie William Daniels pour mettre en lumière ces régions de la planète aux équilibres précaires. Entre chaos et fracas, il capture la fragilité et l’humanité avec la sensibilité, la maîtrise du cadrage et de la lumière qui lui sont propres. C’est d’ailleurs cette approche sensible de la photographie qui a marqué Marie Lesbats, co-commissaire de l’exposition :

« William Daniels déploie un regard personnel, percutant et intimiste sur des territoires déchirés, parfois oubliés du reste du monde. Au-delà de la pure représentation photojournalistique, l’auteur aborde en creux les notions d’éphémère et de vanité de la vie, et vient questionner notre point de vue sur la fragilité de la condition humaine. »

L’occasion de mieux comprendre le monde qui nous entoure, son histoire et ses zones de rupture.

« Wilting Point » par William Daniels, du 25 janvier au 11 avril 2019, au Pavillon du Carré de Baudouin à Paris.